NOUVELLES  
 
   
Pourquoi le Congrès, pourquoi à Varsovie?
Symposium à Novi Sad (Serbie) - L’acteur est mort, vive l’acteur! - Invitation
In Memoriam : Váçlav Havel (1936-2011)
Stage pour jeunes critiques à Varsovie (Pologne), mars 2012
Le Théâtre National Dona Maria II annule la saison 2012
Violence à Paris pour Castellucci
Situation en Hongrie: "Theater with a sword"
La lettre de l'AICT en faveur de Robert Sturua
Le Bureau se réunit à Gävle
AUX GENS DE THÉÂTRE DU MONDE ENTIER
Message du président de l'AICT Japon
Prix Europe à Saint-Pétersbourg
Rencontre de Paris
Conférence internationale de Strindberg (Voir la section anglaise)
Jury de l'AICT à Téhéran
Lettre ouverte sur l'oppression d'artistes dans le monde
Stage de jeunes critiques, Saint-Pétersbourg, Russie
L'AICT à Caen (France)
La lettre de Mr. Yun-Cheol Kim au sujet de la loi des médias en Hongrie
Procès-verbal de la réunion du comité exécutif Maribor, octobre 2010
L’AICT en Slovénie
Procès-verbal de la 24e Assemblée générale, Erevan
Procès-verbal de la réunion du Comité exécutif I-II, Erevan, Arménie, juin 2010
In memoriam Ian Hill
Conférence de Maribor
In Memoriam Paulo Eduardo Carvalho
Code de pratique
Formulaire d'inscription au 25e Congrès en Arménie [ Word.doc ] [ PDF ]
Procès-verbal de la réunion du Comité exécutif (Comex), Vallabh Vidyanagar, Inde, janvier 2010
Le prix Thalie 2010 est accordé à Richard Schechner
 
NOUVELLES - ARCHIVES (2004 - 2009)
 
 
Congrès
  Pourquoi le Congrès, pourquoi à Varsovie?
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Le vendredi,
27 janvier 2012
 

Ce ne sera pas le premier Congrès de l’AICT/IACT qui aura lieu à Varsovie. Pour être précis, ce sera déjà le troisième dans la capitale et le quatrième en Pologne. C’est beaucoup, surtout si l’on tient compte du fait que 40 sections nationales du monde entier appartiennent à l’Association internationale des critiques de théâtre. La section polonaise fera en sorte que le Congrès ait le vent en poupe et restera dans les mémoires.

Ce n’est pas sans raison que le chef du Club des critiques de théâtre, qui fait partie de l’Association des journalistes polonais, était au nombre des fondateurs de l’Association internationale des critiques de théâtre, avant d’en devenir le président à l’échelle mondiale.

Mais les raisons historiques ne sont pas les seules qui ont décidé de l’organisation du Congrès en Pologne. Le dernier Congrès à Varsovie a eu lieu il y a presque 20 ans, juste après la transformation du régime politique. À l’époque, la culture et le théâtre polonais étaient les benjamins de l’Europe et du monde. De plus, en tant que « baraque la plus joyeuse » de l’ancien camp du réalisme socialiste soviétique, nous profitions d’un certain intérêt de la part du reste du monde. Aujourd’hui, deux décennies plus tard, ces « privilèges » d’autrefois ne fonctionnent plus. Pour cette raison, il serait utile de confronter le théâtre polonais avec l’opinion de la critique mondiale dans de nouvelles circonstances historiques, afin de bien saisir la complexité du théâtre contemporain en Pologne et dans le monde. Pour nous qui écrivons sur le théâtre, cette confrontation peut constituer une source de nouvelles conclusions et prévisions.

Les Congrès de l’AICT tentent toujours de rapprocher les visiteurs de la culture du pays organisateur. Cette fois, avec le concours des autorités de Mazovie, nous proposons à nos invités un parcours original à travers la Mazovie, avec des arrêts à Żelazowa Wola et à Płock. Cela pour des raisons évidentes : la visite dans la ville natale de Chopin (Żelazowa Wola) et dans le théâtre récemment construit à Płock, ville polonaise de taille moyenne. En outre, grâce à la coopération de la Mairie de Varsovie, nous envisagerons de présenter aux visiteurs les théâtres de la ville.

Comme d’habitude, les Congrès ont leur propre logique. Ainsi, nous allons assister à un colloque intitulé « Le théâtre hors du théâtre », à la remise du prix Thalie pour une contribution remarquable à la pensée théâtrale (Kapila Vatsyayan  de New Delhi en Inde, critique éminente du théâtre et de la danse, est la lauréate de la 4e édition de ce concours).

Pendant le Congrès de Varsovie, nous célébrerons la Journée mondiale du théâtre, qui constituera une bonne occasion pour les critiques de rencontrer les représentants du milieu théâtral de Varsovie, dans le petit théâtre Ateneum, au bord de la Vistule. Ensuite, nous aurons la possibilité de converser avec les artistes polonais pendant la table ronde à laquelle participeront les directeurs artistiques de différents groupes de théâtre. De plus, le Congrès sera organisé pendant le festival « Rencontres théâtrales de Varsovie » et la Vitrine du théâtre polonais, ce qui nous donnera la chance d’observer de nouvelles tendances dans les théâtres situés hors de la ville. Bien sûr, nous vous invitons également dans tous les théâtres de Varsovie. Vous trouverez les détails dans notre offre de spectacles.

Nous espérons que le stage pour jeunes critiques, attrayant autant pour les professeurs (Jean-Pierre Han et Mark Brown) que pour les participants, apportera à nos conversations une nouvelle ambiance. Une telle rencontre internationale favorise les conversations, les échanges d’opinions, de traditions, de points de vue, en faisant se croiser des tempéraments divers et naître de nouvelles idées. Voilà l’objectif de nos rencontres, même si elles sont en apparence routinières. Dialoguer, tisser des liens entre les cultures, renforcer des relations entre tous les gens pour qui la culture, et surtout le théâtre, est un important langage commun. C’est notre réponse à la question : pourquoi le Congrès et pourquoi à Varsovie ?

Tomasz Miłkowski
Président du Comité organisateur du XXVIe Congrès
de l’Association internationale des critiques de théâtre
 
 
Symposium
  Symposium à Novi Sad (Serbie), 25-28 mai 2012 - L’acteur est mort, vive l’acteur! - Invitation
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Le vendredi,
23 décembre 2011
 
Le traditionnel symposium international des critiques de théâtre et des théâtrologues se tiendra les 26 et 27 mai 2012 à Novi Sad (Serbie) dans le cadre du 57e Sterijno pozorje, festival national de drame et de théâtre, et en collaboration avec l’AICT (Association internationale des critiques de théâtre)

Président du symposium : dr Ivan Medenica (Belgrade), assistant du secrétaire général de l’AICT

L’acteur est mort, vive l’acteur!

Les collègues intéressés sont invités à envoyer le résumé de leur article (jusqu’à 500 mots) en anglais, français ou serbe aux adresses suivantes : ivan.medenica@gmail.com et dusana.todorovic@pozorje.org.rs avant le 1er mars 2012 au plus tard. Il serait souhaitable que les textes complets (jusqu’à 5 000 mots) en anglais, français ou serbe soient envoyés avant le 1er mai 2012 au plus tard. Les articles ne seront pas lus au cours du symposium, mais ils seront accessibles aux participants à l’avance, sur le site web de Sterijino pozorje (www.pozorje.org.rs) avec le matériel du symposium. On demande aux auteurs de ne présenter que les thèses et conclusions principales de leurs rapports sur une durée de 15 minutes pour qu’il reste assez de temps pour la discussion. Les participants auront à leur disposition équipement technique et soutien pour les présentations Power Point et DVD.

Le symposium se tiendra en anglais, français et serbe avec une traduction simultanée.

L’organisateur assume les frais de logement et ceux des billets d’entrée pour toutes les représentations du programme du festival ainsi que le transfert de et vers l’aéroport sur la relation Belgrade-Novi Sad-Belgrade. Le programme du festival sera accessible sur le site de Sterijino pozorje lors de l’annonce de la sélection (à la mi-mars 2012).Le logement sera assuré jusqu’à trois nuitées (arrivée le 25 mai et départ le 28) pour les participants venant d’Europe, et jusqu’à cinq nuitées pour les participants venant de l’extérieur de l’Europe.
 
Documents
  Symposium invitation (PDF)
 
 
 
In Memoriam
  In Memoriam : Váçlav Havel (1936-2011)
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Le mardi,
20 décembre 2011
 

Vaclav Havel avec le Comex de l'AICT
Nous avons perdu un des plus grands héros de notre monde sans héros. Auteur dramatique et dissident, Váçlav Havel a écrit de nombreuses pièces mémorables telles La Fête en plein air (1963), Le Rapport (1965), Partir (2007), qui montrent que le théâtre peut encore exercer une influence politique, sociale et philosophique, même à une époque postmoderne où triomphe l’individualisme. Il a mené toute sa vie un combat pour la démocratie, avec fierté et sans violence, obtenant de tels résultats qu’il est et demeurera un grand espoir pour un monde meilleur et juste. Avec courage et intégrité, il a montré au monde qu’une autorité morale est encore possible. Tout cela rend notre peine plus profonde et difficile à supporter.

L’AICT garde un souvenir particulier de Váçlav Havel, que notre comité exécutif a rencontré à Pilsen, où nous avons eu une réunion en septembre 2009. À l’entracte de sa pièce Partir, il nous a tous chaleureusement accueillis dans un salon attenant au foyer du théâtre pour une rencontre mémorable d’une vingtaine de minutes autour d’un verre de vin blanc. Lors de ce bref entretien, nous avons tous senti son autorité tranquille, son grand cœur et sa passion pour le théâtre. Lorsque je lui ai posé une question critique, lui demandant ce qu’il pensait de la nouvelle version de sa pièce, il a répondu avec son doux sourire : « Je ne commente pas les mises en scène de mes pièces. » Comme on le sait, sa pièce Partir est remplie de commentaires métaphysiques et critiques de l’auteur lui-même qui la rendent d’autant plus intéressante, et j’aurais pu m’attendre à une réponse plus critique de sa part. Cette anecdote est révélatrice de sa sagesse et de sa générosité.

Il était moralement convaincu que « la sagesse et l’amour doivent l’emporter sur le mensonge et la haine », à une époque où, au contraire, prolifèrent la corruption politique, l’appât du gain et la dégradation humaine. Nous n’oublierons jamais sa lutte pour la démocratie, la liberté et les droits humains à laquelle il a consacré toute sa vie. Il restera longtemps dans notre mémoire car il a incarné la perfectibilité humaine. Ses œuvres continueront de nous rappeler que le théâtre est un art social qui peut nous rendre plus conscients et rendre notre société meilleure, plus juste et plus aimante.

Il me reste un énorme sentiment de perte et, du fond du cœur, je veux partager ma peine avec mes collègues de l’AICT, avec le peuple tchèque dans le monde du théâtre et à l’extérieur de celui-ci. Puisse-t-il reposer en paix !

Yun-Cheol Kim
Président, Association internationale des critiques de théâtre
 
 
Varia
  Le Théâtre National Dona Maria II annule la saison 2012
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Le mardi,
22 novembre 2011
 
La situation financière au Portugal menace de plus en plus la capacité artistique de tous les théâtres...

ce texte, en anglais, se trouve dans la partie anglaise de ce site Web > > >
 
 
Varia
  Violence à Paris pour Castellucci
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Le lundi,
31 octobre 2011
 
Le Théâtre de la Ville nous a fait parvenir le communiqué de presse suivant que nous invitons nos lecteurs à lire. Compte-tenu de la gravité de la situation, puisque le spectacle de Castellucci est ensuite programmé au 104 et risque fort de subir les mêmes agressions, nous tenons à exprimer notre solidarité avec Emmanuel Demarcy-Motta et à toute son équipe, tout à fait déterminés, qui ont eu absolument raison de ne pas céder au chantage et aux menaces d'un groupuscule fascisant. Les comédiens et le metteur en scène ont aussi eu à cœur, dans les conditions que l'on imagine, de ne jamais arrêter la représentation ce dont ils  ne peuvent qu'être félicités. Philippe du Vignal et l'ensemble des critiques du Théâtre du Blog 28/10/2011 08:43 Communiqué de presse

Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville - Paris


Actes violents pour empêcher un spectacle à Paris.
Le directeur et l’équipe du Théâtre de la Ville ne cèdent pas aux intimidations.

Depuis le 20 octobre, les représentations du spectacle de Romeo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de Dieu », au Théâtre de la Ville, sont systématiquement perturbées par des groupes organisés, se réclamant en partie de l’Action française et du Renouveau français. L’Agrif  (association contre le racisme anti-blancs et anti-chrétiens) avait demandé par voie de justice l’interdiction du spectacle et avait été déboutée de sa demande par le Tribunal de Grande Instance le 18 octobre 2011.

Nous considérons qu'il ne s'agit pas de la simple perturbation d'un spectacle, mais d'actes violents visant à interdire l'accès du public au Théâtre de la Ville en s'en prenant aux personnes et aux biens.

Devant les nombreuses menaces collectives ou personnelles que nous avons reçues depuis plusieurs semaines, faisant suite à la campagne menée par Civitas, j'ai demandé à la Mairie de Paris de prendre des mesures susceptibles de garantir la sécurité du public, du personnel et des artistes tout en nous permettant d'assurer le maintien des représentations.

Procédures mises en place dès la première représentation :

-       La présence des forces de police devant le théâtre permet d’empêcher des groupes de manifestants, dont certains sont particulièrement violents, d’accéder au théâtre, et de garantir l’accès du public.

-       Lorsque la scène est envahie par des personnes munies de billets leur permettant d’entrer dans la salle, je leur demande de la quitter. En cas de refus et dans l’impossibilité d’obtenir ce départ dans le calme et sans violence, avec notre propre personnel et nos agents de sécurité, et afin de prévenir un affrontement entre les manifestants et le public, je demande, en ultime recours, l'intervention des forces de l'ordre. Je suis en effet déterminé à ce que chaque représentation puisse se dérouler jusqu’à son terme.

-       Comme j’en informe le public avant chaque représentation, le Théâtre de la Ville a décidé de porter plainte de façon systématique lorsque les représentations sont perturbées au titre de l’article 431-1 du Code Pénal qui stipule :

Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.

* * *

Avant d'arriver en France, le spectacle a été présenté en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Russie, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suisse, en Italie et en Pologne. Il n'a pas suscité la moindre réaction analogue à celles que nous déplorons aujourd'hui.

Le Théâtre contre le fanatisme

Ces agissements à caractère fascisant sont absolument inadmissibles.
Mes collaborateurs et moi-même, en plein accord avec Romeo Castellucci et son équipe, ainsi que l'ensemble du personnel du théâtre, ne céderons sous aucun prétexte à ces menaces et à cette intimidation. Nous entendons défendre au-delà même du spectacle de Romeo Castellucci, la liberté d'expression, la liberté des artistes, la liberté de pensée contre ce nouveau fanatisme. Nous entendons exercer pleinement nos droits et réclamer aux fauteurs de trouble réparation des dommages et préjudices importants qu'ils nous occasionnent.

- Après plusieurs jours de troubles, le Théâtre de la Ville a mis en place un comité de soutien, le Théâtre contre le fanatisme, mercredi 26 octobre. Le texte de ce comité, accompagné d’une première liste de signataires a été mis en ligne sur notre site Internet (www.theatredelaville-paris.com).

- Une déclaration est en préparation pour être envoyée aux lieux d’art et de culture afin d’y être affichée

Je tiens à saluer l'attitude du public lors des représentations. Face à l'agression verbale, puis physique dont il est l'objet, il réagit avec calme et observe avec patience les mesures de contrôle que nous avons été contraints de mettre en place.

Le Théâtre de la Ville est producteur exécutif de ce spectacle à Paris, et le présentera jusqu’au 30 octobre; puis il sera repris - dans le cadre de notre partenariat - au Centquatre, du 2 au 6 novembre.

Je souhaite que le public continue à venir découvrir le travail d'un grand artiste que nous sommes fiers de soutenir et d'accompagner.

La ville de Paris “condamne avec la plus grande fermeté ce type d'action, qui a pour but d'entraver le principe de la liberté de création”, et “réaffirme son soutien à Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville, à Romeo Castellucci et aux artistes et au personnel du théâtre”. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand condamne l'acte de ces fondamentalistes chrétiens.

A ce jour, 7 représentations ont été données au Théâtre de la Ville. Toute l’équipe du Théâtre de la Ville s’est mobilisée à mes côtés pour permettre aux représentations d’avoir lieu dans leur intégralité, malgré les violentes tentatives d’intimidation dont nous faisons l’objet. Qu’elle soit ici remerciée.

Emmanuel Demarcy-Mota
Directeur du Théâtre de la Ville


LES FAITS JOUR PAR JOUR
Jeudi 20 octobre 2011

-       Avant le spectacle :
o   tentative violente d'intrusion par des militants organisés, avec usage de gaz lacrymogènes ;
o   enchaînement des portes de la salle dans le but d'en empêcher l'accès ;
o   utilisation de boules puantes ;
o   distribution de tracts dénonçant le prétendu caractère « christianophobe » du spectacle, reposant sur des allégations entièrement mensongères ; -       Pendant le spectacle : o   envahissement de la scène du théâtre par 9 activistes (qui avaient valablement acheté leurs places) interrompant la représentation. o   devant l’impossibilité d’obtenir leur départ dans le calme et sans violence, et afin de prévenir tout affrontement avec les spectateurs, j’ai demandé, après 20 minutes d’interruptions, l’intervention des forces de police, afin d’évacuer les agresseurs
o   après leur évacuation, la représentation a repris et s’est poursuivie jusqu’à son terme
-       Procédure judiciaire : Dépôt de plainte du Théâtre de la Ville pour violences volontaires en réunion auprès du Commissariat de Police du 17ème arrondissement. 9 personnes en garde à vue.

Vendredi 21 octobre 2011
-       Avant le spectacle :
o   deux  activistes se hissent sur la corniche située au dessus des entrées du hall, jettent des œufs sur le public et l’aspergent d’huile de vidange. Plusieurs spectateurs ont leurs vêtements et cheveux souillés, nous sommes en contact avec eux pour la suite à donner à ces agissements.
o   nous sommes contraints d’aménager l’entrée du public par une sortie de secours située sur le côté du bâtiment, ce qui occasionne de grandes perturbations dans le théâtre pour garantir la sécurité et l’accueil des spectateurs.
-       Pendant le spectacle :
o   la représentation démarre à 21h40 et se déroule normalement jusqu’à son terme.

Samedi 22 octobre 2011
-       Avant le spectacle :
o   dispositif policier renforcé à l’extérieur du théâtre
o   sécurisation du lieu par la mise en place de contrôles renforcés (portiques de sécurité) et présence accrue du personnel du théâtre ;
-       Pendant le spectacle :
o   deuxième envahissement de la scène du théâtre par un groupuscule de 8  personnes (qui avaient valablement acheté leurs places) interrompant brutalement la représentation, menaçant le personnel et le public ;
o   à la demande du théâtre, intervention des forces de l’ordre, les agresseurs sont évacués dans le calme
o   la représentation reprend après une interruption de 10 minutes et se poursuit normalement jusqu’à son terme.
-       Procédure judiciaire : Dépôt de plainte du Théâtre de la Ville pour entrave à la liberté d’expression déposé auprès du Commissariat de Police du 4ème arrondissement. 8 personnes en garde à vue.

Dimanche 23 octobre 2011
-       Avant le spectacle :
o   procédure de sécurisation renforcée avec contrôles accrus
 -       Pendant le spectacle : o   troisième envahissement de la scène du théâtre par un groupuscule de 7 personnes (qui avaient valablement acheté leurs places) interrompant la représentation. o   les agresseurs sont calmement remis par les agents de sécurité aux forces de l’ordre. 
o   reprise du spectacle après une interruption de 7 minutes et poursuite jusqu’à son terme. -       Procédures judiciaires : o   dépôt de plainte du Théâtre de la Ville pour entrave à la liberté d’expression déposé auprès du Commissariat de Police du 9ème arrondissement. 7 personnes en garde à vue. o   dépôt de plainte par Christophe Girard pour la Mairie de Paris

Lundi 24 octobre 2011
-       Location des places Romeo Castellucci :
o   Tentative de blocage de la vente en ligne sur le site Internet du Théâtre de la Ville par réservation massive de toutes les places disponibles.
-       20h30, déroulement du concert d’Anouar Brahem, musicien tunisien, prévu dans la programmation

Mardi 25 octobre 2011
-       Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville et son équipe mettent en place un comité de soutien « Le théâtre contre le fanatisme », texte sur le site du théâtre (www.theatredelaville-paris.com).
-       Avant le spectacle :
o   heurts violents aux abords du théâtre. 138 interpellations.
-       Pendant le spectacle :
o   pas d’interruption de la représentation.

Mercredi 26 octobre 2011
-       Avant le spectacle :
o   300 manifestants au centre de la place du Châtelet.
o   premières interpellations devant les portes du théâtre avant le spectacle.
-       Pendant le spectacle :
o   première intervention par un groupuscule qui crie et vocifère dans la salle. Evacuation rapide par le personnel du théâtre, le spectacle n’a pas été interrompu.
o   deuxième intervention par un groupuscule restant dans la salle et utilisant des sifflets. Jet de boules puantes sur le public. Evacuation rapide par le personnel du théâtre. Le spectacle n’a pas été interrompu.
o   troisième intervention avant la fin de la représentation, cris et vociférations.
o   malgré ces trois agressions, le spectacle n’a jamais été interrompu, les acteurs ayant suivi les consignes données de continuer à jouer quand cela était possible.
-       Procédures judiciaires :
o   dépôt de plainte du Théâtre de la Ville pour entrave à la liberté d’expression déposé auprès du Commissariat de Police du 18ème arrondissement. 19 personnes en garde à vue.
o   dépôt de plainte par Christophe Girard pour la Mairie de Paris.

Jeudi 27 Octobre 2011
-       Avant le spectacle :
o   300 manifestants au centre de  la place du Châtelet, scandant « Castellucci, retourne dans ton pays »
-       Pendant le spectacle :
o   pas d’interruption de la représentation
A ce jour, 4 432 personnes ont assisté aux représentations au Théâtre de la Ville. Des places sont encore disponibles pour les trois dernières représentations.

Vendredi 28 Octobre 2011
-       représentation prévue à 20h30
-       l’Agrif est une nouvelle fois déboutée par le Tribunal administratif de Paris de sa demande d’interdiction des représentations au CENTQUATRE
-       un texte de solidarité sera envoyé aux lieux d’art et de culture afin d’y être lu et/ou affiché.

Samedi 29 Octobre 2011
-       représentation prévue à 20h30

Dimanche 30 octobre 2011
-       représentation prévue à 15h

- - -

Texte paru pour la première fois sur le site de Philippe Duvignal   www.theatredublog.unblog.fr
 
 
Varia
  Situation en Hongrie: "Theater with a sword"
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Le vendredi,
28 octobre 2011
 
Suite à une décision du maire de Budapest, un des théâtres de répertoire dans la capitale de Hongrie, a obtenu un nouveau directeur artistique au mois d'octobre 2011. Sa proposition était tout de suite (et illégalement) publié sur l'internet (par la loi il n'y a pas d'obligations de publier les projets proposés ni les projets gagnants) ...

Ce texte, en anglais, se trouve dans la partie anglaise de ce site Web. >>>.
 
 
Varia
  La lettre de l'AICT en faveur de Robert Sturua
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Le mardi,
4 octobre 2011
 
DÉCLARATION SUR ROBERT STURUA
TBILISSI, LE 30 SEPTEMBRE 2011

À la suite d’une rencontre avec Robert Sturua au Théâtre National Rustaveli de Tbilissi, le 29 septembre, le comité exécutif de l’Association internationale des critiques de théâtre désire faire la déclaration suivante :

À titre de passionnés du théâtre favorables à la liberté d’expression, nous avons été très perturbés par le congédiement de M. Sturua de son poste, par le gouvernement de la Géorgie. Comme bien d’autres personnes dans le monde, nous avons craint que le gouvernement ait utilisé certains propos attribués à M. Sturua comme prétexte pour punir une voix critique au sein de la communauté artistique.

Il va sans dire cependant que, en tant qu’internationalistes, nous avons aussi été préoccupés par les commentaires xénophobes attribués à M. Sturua. Lors de notre rencontre avec lui hier, M. Sturua nous a honnêtement raconté ce qu’il  avait dit en mai de cette année, et expliqué ses motivations. Il a exprimé du regret pour les paroles qu’il a employées et a tenu à se dissocier de toute pensée anti-arménienne ou autre considération xénophobe ; en fait, il a beaucoup insisté sur l’importance des Arméniens à la culture géorgienne depuis plusieurs siècles.

Nous sommes heureux de ces commentaires de M. Sturua, qui selon nous sont profondément sincères. En fait, avant cet incident, il est notoire que rien dans le travail de M. Sturua ou dans sa vie publique n’a pu laisser soupçonner chez lui des sentiments xénophobes.

Après avoir rencontré M. Sturua, il nous est apparu évident que cette question aurait pu être résolue entre le gouvernement géorgien et M. Sturua, sans que soit congédié le directeur du Théâtre National de Géorgie.

Robert Sturua est un metteur en scène de grande renommée. Nous espérons que, même tardivement, le gouvernement géorgien reconnaisse son erreur en le congédiant de son poste et, respectant la liberté d’expression et l’excellence artistique, l’invite à reprendre son poste de directeur artistique.

LE COMITÉ EXÉCUTIF
DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES CRITIQUES DE THÉÂTRE
 
 
Varia
  Le Bureau se réunit à Gävle
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Le mardi
21 juin 2011
  Le nom de cette ville suédoise se prononce « Jèèèvrrrè ». Il s’y est déroulé une biennale du théâtre, qui a fait place à quelques spectacles étrangers. C’est là que, grâce à la vice-présidente de l’AICT Margareta Sörenson, le Bureau a pu se réunir du 10 au 15 mai 2011, pour discuter de questions importantes qui n’avaient pas pu être résolues lors de la réunion du comité exécutif de Saint-Pétersbourg, le mois précédent.

Ainsi, le 13 mai, le Bureau, formé du président, du secrétaire général avec son adjoint, et des vice-présidents (seule la trésorière était absente), a pu prendre des décisions au sujet du Prix Thalie qui sera remis lors du 26e Congrès mondial à Varsovie, en Pologne, en avril 2012. Les membres du monde entier sont invités à soumettre des candidatures avant le 15 septembre 2011.

Lors de cette rencontre, nous avons aussi mis le point final à l’organisation de la réunion d’automne du comité exécutif, à Tbilissi, en Géorgie, du 28 septembre au 3 octobre. Comme Irina Gogoberidzé était présente à Gävle, nous avons décidé ensemble du programme de travail :
1. Une table ronde publique sur le théâtre géorgien (vers la fin de notre séjour) ;
2. Une discussion avec des critiques géorgiens sur le thème: « De l'éthique à la pratique : le code de l'AICT ».
Cette activité devrait constituer le prélude à la formation d'une Section nationale de l'AICT en Géorgie.

 
 
Le président et le vice-président sur le site de la biennale, et d'autres membres de l'AICT dans le théâtre intime de Strindberg à Stockholm.
 
 
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  AUX GENS DE THÉÂTRE DU MONDE ENTIER:
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Le mercredi,
4 mai 2011
  À CAUSE DE MESURES D'AUSTÉRITÉ EXTRÊMEMENT SÉVÈRES, LE GOUVERNEMENT GREC ACTUEL, SON MINISTRE DES FINANCES ET CELUI DE LA CULTURE ONT DÉCIDÉ DE FERMER LE MUSÉE GREC DU THÉÂTRE, DANS LEQUEL SE TROUVENT NON SEULEMENT TOUTE L'HISTOIRE DU THÉÂTRE GREC, MAIS AUSSI DES DOCUMENTS HISTORIQUES UNIQUES ET IRREMPLAÇABLES: PROGRAMMES DE THÉÂTRE, ARTEFACTS, COSTUMES, PHOTOS, TEXTES, ETC. LA COMMUNAUTÉ THÉÂTRALE EN GRÈCE ET DANS LE MONDE DOIT S'OPPOSER À CELA. SI VOUS ÊTES D'ACCORD, TÉMOIGNEZ DE VOTYRE SOUTIEN EN SIGNANT LA PÉTITION SUR LE SITE SUIVANT. LE TEXTE EST EN GREC, PUIS, EN ANGLAIS. MERCI.
   
 
 
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  Message du président de l'AICT Japon
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Le mercredi,
4 mai 2011
  M. Kojin Nishido, de la section japonaise de l'AICT, nous a adressé un message à la suite du tremblement de terre et de ses conséquences récentes. Il traite en particulier de la situation du théâtre au Japon depuis le 11 mars dernier, et explique quel peut être le rôle de la critique dans les circonstances. Ce texte, en anglais, se trouve dans la partie anglaise de ce site Web. >>>.
 
 
Prix
  Prix Europe à Saint-Pétersbourg
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Le mercredi,
27 avril 2011
  Plusieurs membres de l'AICT se trouvaient parmi les quelque cinq cents invités de la remise du Prix Europe pour le théâtre, qui a eu lieu à Saint-Pétersbourg, en Russie, du 12 au 17 avril 2011, en partenariat avec le Théâtre de la Maison balte. Le XIVe Prix Europe a été accordé cette année à Peter Stein, fondateur de la Schaubühne de Berlin, et le XIIe Prix Nouvelles Réalités théâtrales est allé à Viliam  Dočolomanský (Slovaquie/Rép. tchèque), Katie Mitchell (Royaume Uni), Andrey Moguchiy (Russie), Kristian Smeds (Finlande), au Teatro Meridional (Portugal) et au Vesturport Theatre (Islande). Enfin, un prix spécial a été remis à Jurij Petrovic Lioubimov. Nous avons pu voir des spectacles de chaque lauréat et prendre part à des discussions publiques avec eux et sur leurs travaux. On trouve le communiqué officiel du Prix Europe à l’adresse: www.premio-europa.org

Comme d’habitude, l’AICT a profité de cette importante manifestation pour tenir une réunion de son comité exécutif, à laquelle tous étaient présents sauf le délégué des États-Unis, Jeffrey Eric Jenkins, qui malheureusement n’a pas pu obtenir son visa à temps. Il y a eu aussi une réunion d’une dizaine de membres du comité éditorial de la revue Web bilingue Scènes critiques/Critical Stages, au cours de laquelle on s’est entendus sur les thèmes des prochains numéros, ainsi que sur certains principes généraux et certaines pratiques liés à la revue. Un stage pour jeunes critiques avait aussi été organisé à Saint-Pétersbourg.
 
 
Varia
  Recontre de Paris
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Le samedi,
9 avril 2011
  Le 11 mars 2011 s'est tenu à Paris, à l'UNESCO, et à l'initiative de l'IIT (Institut international du théâtre), une réunion regroupant 11 organisations de théâtre internationales. Comme l'a souligné le secrétaire général de l'IIT, Tobias Biancone, c'est la première fois depuis cinquante ans qu'une telle réunion a pu être mise sur pied : il s'agit donc là d'un événement important.

Durant la matinée, et après les interventions d'usage des instances invitantes et organisatrices, chaque organisme – dont bien sûr l'AICT représentée par son président Yun-Cheol Kim et son vice-président Jean-Pierre Han – s'est brièvement présenté. Un tour d'horizon nécessaire, car il faut bien l'avouer, nous ne nous connaissions et ne nous connaissons pas tous forcément. Si l'ASSITEJ, l'UNIMA ou la CTE (Convention théâtrale européenne) ne nous sont pas inconnus, puisque certains membres de l'AICT en font partie, en revanche il faut bien avouer que d'autres organismes comme le WDA (World Dance Alliance), l'IDEA (International Drama Theatre and Education Association) ou encore la FIA (Fédération internationale des acteurs) le sont beaucoup moins.

Plus d'une vingtaine de personnes étaient présentes : elles ont été réparties en trois groupes qui ont travaillé, l'après-midi, sur trois thèmes bien précis, sur les questions concernant le statut de l'artiste, la situation et les rapports du théâtre dans la société et les relations entre l'art et l'éducation. Chaque groupe a ensuite présenté un bref résumé de son travail et des échanges qui ont été faits.

En conclusion, il a bien sûr été envisagé d'autres réunions de ce type ; des contacts ont été pris entre les différentes organisations afin de réaliser des actions communes. On peut donc considérer cette journée d'étude comme une base de départ pour des projets d'avenir communs.

Jean-Pierre Han
Vice président de l'AICT
 
 
Festival
  Jury de l'AICT à Téhéran
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Le samedi,
26 février 2011
  C'est la deuxième année que l'AICT accepte l'aimable invitation de sa section iranienne de constituer un jury au Festival international de théâtre Fadjr de Téhéran. Pour le 29e Festival, les deux vice-présidents, Margareta Sörenson et Jean-Pierre Han, et le secrétaire général, Michel Vaïs, avec deux critiques iraniens, Iradj Zohari et Ashkan Ghafar Adli, ont évalué 24 spectacles – tous en farsi –, dont certains excellents, et remis six prix à la cérémonie de clôture du 20 février 2011. On les voit ici, lors de la délibération finale (en français), au bureau de Katayoun Hosseinzadeh Salmasi, déléguée de l'Iran au comité exécutif de l'AICT et Directrice des Affaires internationales du Festival Fadjr. De gauche à droite: Ashkan, Margareta (cachée), Jean-Pierre, Michel et Iradj. Deuxième photo: le jury, avec Mehdi Nasiri, notre guide et aussi critique de théâtre.

 
 
 
Varia
  Lettre ouverte sur l'oppression d'artistes dans le monde
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Le samedi,
22 janvier 2011
  À la suite de la répression gouvernementale à l’endroit d’artistes du théâtre en Hongrie et, plus récemment, au Bélarus, l’Association internationale des critiques de théâtre (AICT-IATC) ajoute sa voix à celles, nombreuses, qui en appellent à plus de liberté, dans les médias et sur les scènes des théâtres opprimés. (...)

Documents
  La lettre
 
 
 
Colloques
  L'AICT à Caen (France)
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Le jeudi,
23 décembre 2010
  Une dizaine de membres de l'AICT ont répondu à l'aimable invitation de Jean Lambert-wild, directeur de la Comédie de Caen -- Centre dramatique national de Normandie (France) -- et de Jean-Pierre Han, vice-président de l'AICT, pour prendre part à un colloque de deux jours sur « L'État du théâtre et l'état de la critique », du 13 au 17 décembre 2010.

  De Finlande et du Canada, de Slovénie et de Chine, des États-Unis et de Corée, les participants ont ainsi pu confronter la situation du théâtre et de la critique dans leur pays (l'une est-elle un reflet de l'autre ?) avec celle qui prévaut en France. Le directeur du Centre dramatique national a pris une part active et enthousiaste à toutes nos discussions, tout en nous présentant un spectacle qu'il a mis en scène et qu'il interprète, la Mort d'Adam, déjà offert au Festival d'Avignon en 2010.

Notre séjour nous a permis de visiter certains hauts lieux touristiques de la région tels le Mémorial de Caen (Cité d'histoire pour la paix), l'Abbaye aux dames et l'Abbaye aux hommes (où repose Guillaume le Conquérant), mais surtout, de visiter l'IMEC, Institut Mémoires des écritures contemporaines. Ce centre conserve des milliers de manuscrits et d'archives d'écrivains, d'artistes et d'associations, notamment des documents ayant appartenu à Samuel Beckett, Jean Genet, Marguerite Duras, Yannis Kokkos et Antoine Vitez. Madame Chantal Meyer-Plantureux, professeur en Arts du spectacle à l'Université de Caen et membre du CRHQ-CNRS, nous a donné un aperçu fascinant de cent ans d'archives du Syndicat français de la critique dramatique et musicale (1877-1977). Le dynamisme et la pérennité de l'association nous font comprendre dans quel terreau l'AICT fut fondée, en France, en 1956. Cela nous pousse à réunir aussi les archives de notre association afin d'éviter leur disparition, comme cela a failli arriver aux archives françaises.
Michel Vaïs, Secrétaire général de l'AICT

De gauche à droite: Jean Lambert-wild, Jean-Pierre Han, Yun-Cheol Kim, Matti Linnavuori, Zhang Qingyan, Primoz Jesenko, Brigitte Purkhardt, Michel Vaïs, Sidonie Han, Jeffrey Eric Jenkins et JulieYork Coppens.
 
 
Varia
  La lettre de Mr. Yun-Cheol Kim au sujet de la loi des médias en Hongrie
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Le lundi,
6 décembre 2010
 

(...) Le théâtre a toujours reflété les sociétés humaines et l'une de ses fonctions essentielles consiste à critiquer la complaisance sociale afin de mieux faire connaître et comprendre le monde et l'humanité. L'AICT condamne avec force toute tentative gouvernementale d'exercer un contrôle sur les arts, la culture et les médias, dont l'apport critique est devenu d'autant plus important au 21e siècle avec la mondialisation. (...)

Documents
  La lettre
 
  Les documents connexes (Anglais)
 
 
 
Colloques
  L’AICT en Slovénie
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Le mardi,
26 octobre 2010
 

Des membres de l’AICT ont séjourné dans la magnifique ville de Maribor, en Slovénie (du 20 au 24 octobre 2010) à titre d’invités du festival annuel de théâtre slovène Borštnik, qui célébrait sa 45e édition. Des délégués ont pu assister à plusieurs représentations dans le splendide Théâtre national de Slovénie. En outre, des collègues de l’AICT venant du pays d’accueil et de l’étranger ont pris part à un intéressant colloque international à l’Université de Maribor, sur le thème de l’« intercritique », au cours duquel d’excellentes communications ont été livrées, donnant lieu à des discussions énergiques.

Le festival a aimablement accueilli la réunion du comex de l’AICT au Théâtre national slovène. Le président de l’AICT, Yun-Cheol Kim, et l’ensemble du comex, offrent leurs plus chaleureux remerciements à Alja Predan, directrice artistique du festival Borštnik, à Mojca Planšak, administratrice invitée du festival, et à toute l’équipe du festival pour une organisation sans faille et une hospitalité exceptionnelle.

Le message de remerciement du président de l'AICT. À droite, Alja Predan, directrice artistique du Festival de Maribor. (Photo: Katayoun Salmasi)
Participants au colloque sur l'Intercritique. (Photo: Katayoun Salmasi)
 
 
In Memoriam
  Ian Hill
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Le mardi,
10 août 2010
 
Avis de décès
Ian Hill, qui a représenté l'Irlande au Comité exécutif de l'AICT pendant plusieurs années, est décédé le 16 juillet 2010 à l'âge de 73 ans. Ian Herbert, président d'honneur de l'AICT, nous a envoyé une notice nécrologique, qui se trouve dans la partie anglaise de ce site Web. Nous offrons nos condoléances à la famille et aux amis de Ian Hill.
 
 

In Memoriam
  Paulo Eduardo Carvalho
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Le vendredi,
28 mai 2010
 

Paulo Eduardo Carvalho
(7th July 1964 – 20th May 2010)
  C'est avec une peine immense que nous avons appris la mort tragique de notre collègue et membre du comité exécutif de l'AICT représentant le Portugal, Paulo Eduardo Carvalho. M. Carvalho était aussi responsable des stages pour nouveaux critiques. Selon l'annonce nécrologique qui paraît dans la section anglaise de ce site Web, il est mort en se baignant dans la mer près de chez lui. Vous êtes prié de faire circuler cette annonce à tous ceux qui l'auraient connu. Au nom de l'AICT, nous exprimons nos condoléances les plus vives à sa famille, à ses nombreux amis et à ses collègues.
 
 
Prix
  Le prix Thalie 2010
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Le vendredi,
29 janvier 2010
 

Richard Schechner (photo: Sophie Proust)
  Le prix Thalie 2010 est accordé à Richard Schechner

L’Association internationale des critiques de théâtre accorde son prix Thalie au critique américain Richard Schechner

L’AICT, qui regroupe des critiques de théâtre, journalistes et universitaires dans une cinquantaine de pays, est heureuse d’annoncer que sa récompense la plus prestigieuse, le prix Thalie, sera accordée en 2010 à l’Américain Richard Schechner.

Selon son président, Kim Yun-Cheol, de Corée, « l’AICT remet le prix Thalie tous les deux ans à un universitaire, un critique de théâtre ou un praticien dont les écrits ont influencé de manière importante la réflexion critique sur l’art du théâtre. Les lauréats précédents étaient Eric Bentley (É-U, 2006) et Jean-Pierre Sarrazac (France, 2008). Nous sommes heureux d’ajouter à cette liste le nom d’un homme de théâtre aussi éminent que le professeur Schechner. »

Le prix se compose d’une canne à pommeau d’argent spécialement conçue et offerte par la Section roumaine de l’AICT et la Fondation « William Shakespeare » de Craïova, ainsi que d’une invitation toutes dépenses payées à participer à la remise du prix, qui aura lieu à Erevan, en Arménie, du 16 au 20 juin 2010. Les prix précédents avaient été remis aux congrès de Séoul (Corée), et de Sofia (Bulgarie).

Le président Kim a ajouté que Schechner, qui enseigne à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York, a dirigé une des plus importantes revues théâtrales dans le monde, TDR (The Drama Review), pendant une trentaine d’années. Il a été le rédacteur en chef de ce trimestriel de 1962 à 1969, puis l’est redevenu en 1986 et demeure aujourd’hui à la tête de TDR.

« Pendant toutes ces années, il a fait de cette publication savante plutôt spécialisée la principale revue dans le monde sur l’avant-garde, contribuant plus tard à en faire aussi la première revue d’études sur la représentation (Performance Studies), un domaine qu’il a pratiquement inventé. TDR a fait très tôt la promotion des travaux de la plupart des grands artistes de l’avant-garde de la fin du 20e siècle, de Brook et Grotowski à Barba, Boal et Suzuki. Par ses travaux sur les études de la représentation, la revue a modifié substantiellement la façon dont on considère le théâtre dans le monde. En outre, le professeur Schechner a été un infatigable théoricien du théâtre en Asie et en Afrique. En fait, une version asiatique de TDR paraît maintenant à Shanghaï. »

« Il est aussi l’auteur d’une série d’ouvrages qui ont influencé de manière significative les perceptions du théâtre sur la scène et la théâtralité dans notre vie », a précisé Kim.

Les principaux ouvrages de Schechner sont Public Domain (1968), Environmental Theatre (1973), The End of Humanism (1981), Between Theatre and Anthropology (1985),  By Means of Performance: Intercultural Studies (1990), The Future of Ritual (1993) et Performance Theory (2003). Ses livres ont été traduits en espagnol, chinois, farsi, italien, français, allemand, japonais, coréen, polonais, hongrois et serbo-croate.

« Un autre aspect de son parcours d’éditeur, d’universitaire, de critique et de rédacteur en chef consiste en sa volonté de toujours mettre à l’épreuve ses théories en tant que metteur en scène », ajoute Kim. « Il a fait cela sur les scènes de New York, par le Performance Group (qui a créé des œuvres phares comme Dionysus in '69), par le Wooster Group, par la East Coast Artists company qui a existé de 1992 à 2009 et par ses nombreuses mises en scène en Chine, en Inde, en Afrique du Sud, en Pologne et à Taipeh, entre autres pays. Bref, à titre de véritable personnalité internationale, Schechner mérite amplement cette distinction. Nous sommes heureux qu’il ait accepté de recevoir le prix Thalie 2010. »

Pour toute information supplémentaire, prière de contacter :
Kim Yun-Cheol, Président de l’AICT –  yunckim911 @ yahoo.com
ou
Michel Vaïs, Secrétaire général de l’AICT – vais @ ca.inter.net
 
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