NOUVELLES  
 
Conférence de Maribor
In Memoriam Paulo Eduardo Carvalho
Code de pratique
Formulaire d'inscription au 25e Congrès en Arménie [ Word.doc ] [ PDF ]
Procès-verbal de la réunion du Comité exécutif (Comex), Vallabh Vidyanagar, Inde, janvier 2010
Le prix Thalie 2010 est accordé à Richard Schechner
Scènes critiques - nouvelle revue Web fondée par AICT
Colloque à Pilsen, République Tchèque
Distinction pour John Elsom
Novi Sad Symposium - les exposés
Amsterdam Symposium - Info
Les Actes du 24e Congrès de l'AICT ...
Stage pour nouveaux critiques - Amsterdam
Hommage à Harold Pinter
Stage pour nouveaux critiques - Pologne - mars/avril 2009
Stage pour nouveaux critiques - Roumanie - mars 2009
Adresses incorrectes
Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim, a reçu la médaille de l'Ordre de la Culture
Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
Symposium à Grahamstown en Afrique du Sud
Stage pour nouveaux critiques - Septembre 2008
24e Congrès à Sofia – Vitrine du théâtre bulgare- Photos
24e Congrès à Sofia - Photos
24e Congrès à Sofia - Procès-verbal
XIIe Prix Europe pour le Théâtre et Xe Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales
Adresses incorrectes
Festival d'Istanbul
Prix pour Michael Billington
Ibsen à Hong Kong
Entretien avec Sarrazac
 
NOUVELLES - ARCHIVES
 
 
In Memoriam
  Paulo Eduardo Carvalho
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Le vendredi,
28 mai 2010
 
C'est avec une peine immense que nous avons appris la mort tragique de notre collègue et membre du comité exécutif de l'AICT représentant le Portugal, Paulo Eduardo Carvalho. M. Carvalho était aussi responsable des stages pour nouveaux critiques. Selon l'annonce nécrologique qui paraît dans la section anglaise de ce site Web, il est mort en se baignant dans la mer près de chez lui. Vous êtes prié de faire circuler cette annonce à tous ceux qui l'auraient connu. Au nom de l'AICT, nous exprimons nos condoléances les plus vives à sa famille, à ses nombreux amis et à ses collègues.


Paulo Eduardo Carvalho
(7th July 1964 – 20th May 2010)

 
 
Prix
  Le prix Thalie 2010
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Le vendredi,
29 janvier 2010
  Le prix Thalie 2010 est accordé à Richard Schechner


Richard Schechner (photo: Sophie Proust)

L’Association internationale des critiques de théâtre accorde son prix Thalie au critique américain Richard Schechner

L’AICT, qui regroupe des critiques de théâtre, journalistes et universitaires dans une cinquantaine de pays, est heureuse d’annoncer que sa récompense la plus prestigieuse, le prix Thalie, sera accordée en 2010 à l’Américain Richard Schechner.

Selon son président, Kim Yun-Cheol, de Corée, « l’AICT remet le prix Thalie tous les deux ans à un universitaire, un critique de théâtre ou un praticien dont les écrits ont influencé de manière importante la réflexion critique sur l’art du théâtre. Les lauréats précédents étaient Eric Bentley (É-U, 2006) et Jean-Pierre Sarrazac (France, 2008). Nous sommes heureux d’ajouter à cette liste le nom d’un homme de théâtre aussi éminent que le professeur Schechner. »

Le prix se compose d’une canne à pommeau d’argent spécialement conçue et offerte par la Section roumaine de l’AICT et la Fondation « William Shakespeare » de Craïova, ainsi que d’une invitation toutes dépenses payées à participer à la remise du prix, qui aura lieu à Erevan, en Arménie, du 16 au 20 juin 2010. Les prix précédents avaient été remis aux congrès de Séoul (Corée), et de Sofia (Bulgarie).

Le président Kim a ajouté que Schechner, qui enseigne à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York, a dirigé une des plus importantes revues théâtrales dans le monde, TDR (The Drama Review), pendant une trentaine d’années. Il a été le rédacteur en chef de ce trimestriel de 1962 à 1969, puis l’est redevenu en 1986 et demeure aujourd’hui à la tête de TDR.

« Pendant toutes ces années, il a fait de cette publication savante plutôt spécialisée la principale revue dans le monde sur l’avant-garde, contribuant plus tard à en faire aussi la première revue d’études sur la représentation (Performance Studies), un domaine qu’il a pratiquement inventé. TDR a fait très tôt la promotion des travaux de la plupart des grands artistes de l’avant-garde de la fin du 20e siècle, de Brook et Grotowski à Barba, Boal et Suzuki. Par ses travaux sur les études de la représentation, la revue a modifié substantiellement la façon dont on considère le théâtre dans le monde. En outre, le professeur Schechner a été un infatigable théoricien du théâtre en Asie et en Afrique. En fait, une version asiatique de TDR paraît maintenant à Shanghaï. »

« Il est aussi l’auteur d’une série d’ouvrages qui ont influencé de manière significative les perceptions du théâtre sur la scène et la théâtralité dans notre vie », a précisé Kim.

Les principaux ouvrages de Schechner sont Public Domain (1968), Environmental Theatre (1973), The End of Humanism (1981), Between Theatre and Anthropology (1985),  By Means of Performance: Intercultural Studies (1990), The Future of Ritual (1993) et Performance Theory (2003). Ses livres ont été traduits en espagnol, chinois, farsi, italien, français, allemand, japonais, coréen, polonais, hongrois et serbo-croate.

« Un autre aspect de son parcours d’éditeur, d’universitaire, de critique et de rédacteur en chef consiste en sa volonté de toujours mettre à l’épreuve ses théories en tant que metteur en scène », ajoute Kim. « Il a fait cela sur les scènes de New York, par le Performance Group (qui a créé des œuvres phares comme Dionysus in '69), par le Wooster Group, par la East Coast Artists company qui a existé de 1992 à 2009 et par ses nombreuses mises en scène en Chine, en Inde, en Afrique du Sud, en Pologne et à Taipeh, entre autres pays. Bref, à titre de véritable personnalité internationale, Schechner mérite amplement cette distinction. Nous sommes heureux qu’il ait accepté de recevoir le prix Thalie 2010. »

Pour toute information supplémentaire, prière de contacter :
Kim Yun-Cheol, Président de l’AICT –  yunckim911 @ yahoo.com
ou
Michel Vaïs, Secrétaire général de l’AICT – vais @ ca.inter.net
 
 
Publications
  Scènes critiques
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Le vendredi,
6 novembre 2009
  Les critiques de théâtre lancent une revue Web

Critical Stages/Scènes critiques est une nouvelle revue Web fondée par l’Association internationale des critiques de théâtre (AICT). Ce périodique semestriel, que l’on trouve à : www.criticalstages.org, est publié en anglais et en français. Scènes critiques contient non seulement des critiques de théâtre, mais également des entretiens et d’autres types d’articles sur le théâtre à partir d’un point de vue critique. Dans le premier numéro, on se penche notamment sur Jerzy Grotowski, Eugène Ionesco et le premier lauréat du prix Thalie de l’AICT, Eric Bentley. Il y a aussi des comptes rendus du journal de Lars Norén et de spectacles dans plusieurs pays. Parmi les articles en français, notons les signatures d’Alvina Ruprecht, de Patrice Pavis et d’Irène Sadowska-Guillon.
Dès le premier numéro, les collaborateurs viennent de pays de tous les continents : Corée du Sud, Inde, Japon, Israël, France, Royaume Uni, Hongrie, Pologne, Grèce, Portugal, Finlande, États-Unis, Mexique, Canada, Cuba et Afrique du Sud. La rédactrice en chef est Maria Helena Serôdio, du Portugal.
L’AICT, fondée en 1956, a essentiellement comme membres des sections nationales regroupant les critiques d’une cinquantaine de pays .



Éditeur
Yun-Cheol Kim Président, Association internationale des critiques de théâtre
Rédactrice en chef
Maria Helena Serôdio Professeure et critique, Portugal
Coresponsables de la rédaction
Lissa Tyler Renaud, Langue anglaise Metteure en scène et professeure, É-U
Michel Vaïs, Langue française Critique, Québec, Canada
Membres du comité de rédaction
Randy Gener Critique, É-U
Hervé Guay Professeur et critique, Québec, Canada
Temple Hauptfleisch Critique, Afrique du Sud
Yun-Cheol Kim Professeur et critique, Corée
Matti Linnavuori Critique, Finlande
Tomasz Milkowski Critique, Pologne
Manabu Noda Professeur et critique, Japon
Rodolfo Obregón Critique, Mexique
Ludmila Patlanjoglu Professeur et critique, Roumanie
Patrice Pavis Théoricien, France
Maria Shevtsova Professeure, R.U.
Don Rubin Professeur et critique, Canada
Halima Tahan Critique, Argentine
Le membre québécois du comité éditorial est Hervé Guay.
 
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Colloques
  Colloque à Pilsen, République Tchèque
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Le jeudi,
2 juillet 2009
  Colloque à Pilsen, République Tchèque - du 9 au 13 septembre 2009 - Organisé par la Section tchèque de l’AICT et le Festival Divadlo de Pilsen

20 ANS APRÈS ou : RÉFLEXIONS SUR LES MÉTAMORPHOSES DU THÉÂTRE DEPUIS 1989

À l'occasion de l’anniversaire de la chute du Rideau de fer, ce colloque propose de réfléchir sur l'évolution du théâtre depuis cet événement.
Le visage du monde a changé radicalement depuis, autant que son théâtre, des deux côtés du « rideau ». Mais est-ce bien vrai ? Quels ont été les gains et les pertes les plus remarquables ?
Existe-t-il toujours un style théâtral distinct en Europe centrale/de l'Est et, le cas échéant, quel est-il et pourquoi ? A-t-il influencé les scènes occidentales ? Ou le processus a-t-il été à sens unique, de l'Ouest vers l'Est, et encore, seulement sur le plan de la gestion et des structures ? Comment la nature des relations théâtre-public a-t-elle évolué en Europe de l'Est ? Y a-t-il eu des développements particuliers à cet égard dans le reste du monde ?
Qu'en est-il de la situation de la dramaturgie en Europe centrale/de l'Est : les échanges ont-ils été équitables avec l'Ouest ? Ou la plupart des auteurs dramatiques d'Europe du Centre/de l'Est se trouvent-ils toujours derrière un rideau, et en ce cas, pourquoi ?
Y a-t-il eu des changements substantiels dans notre réflexion sur le théâtre ? L'enseignement de la critique dramatique – marque de commerce importante dans le paysage théâtral de la région – est-il devenu une mission impossible ou, au contraire, a-t-il des chances de devenir un objet d'exportation ?
Certains des metteurs en scène les plus brillants de notre époque vivent en Europe du Centre/de l'Est, ou en sont originaires. Il n'est donc pas étonnant que le Prix Europe Nouvelles Réalités théâtrales parvienne si souvent à les dénicher. Est-ce à cause des nouvelles réalités de la vie dans ces pays ou le résultat de traditions et de gênes de théâtre particuliers et innés ?
En jetant un regard inquiet sur les 20 ans qui ont déjà passé, essayons de décrire le nouveau visage de notre théâtre et d'examiner la carte actuelle de l'Europe centrale/de l'Est et du monde. Le Festival de théâtre «Divadlo» de Pilsen et l'AICT vous y invitent.
 
 
Prix
  Distinction pour John Elsom
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Le jeudi,
18 mai 2009
  En décembre 2008, le président honoraire de l'AICT John Elsom a reçu la "Award of International Outsanding Contribution to the Creative Industries of China" à l'occasion de la remise annuelle des prix "Creative Industry" de 2008 en Chine. Il s'agit d'un équivalent chinois des Oscars dans le domaine du commerce. Toutes nos félicitations !
 
 
Symposiums
  Les exposés du Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
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Le jeudi,
4 mai 2009
 

XIIIe Symposium international
des critiques de théâtre et des théâtrologues

Thème: 'Les festivals internationaux de théâtre et le développement du public'

organisé par Sterijino Pozorje, Novi Sad,
en collaboration avec
l´Association internationale des critiques de théâtre (AICT)
et le Projet européen de recherche sur les festivals (EFRP)

a Novi Sad, Serbie, 28 - 31 mai 2009

Modérateurs: Dr Dragan Klaić (Amsterdam), Président de l´EFRP et Dr Ivan Medenica (Belgrade), Secrétaire général adjoint de l´AICT

Les exposés ne seront pas lus au Symposium, mais ils seront mis a la disposition des participants a l´avance sur le portail de Sterijino pozorje (www.pozorje.org.rs).

Veuillez envoyer vos commentaires et suggestions concernant les exposés au courrier électronique suivant: dusana.todorovic@pozorje.org.rs


 
Documents
  Les exposés du Symposium
 
 
 
Colloques
  Amsterdam Symposium - Info
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Le vendredi,
27 mars 2009
 

Symposium AICT juin 2009
‘Forced to tour / Tour de force?’
Le 17–21 juin, 2009
Muziekgebouw aan het IJ, Amsterdam, Pays-Bas



 
Documents
  Amster.InvitationFrancais.pdf
 
 
  AmsterdamRegistrForm09
 
 
 
Publications
  Les Actes du 24e Congrès de l'AICT
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Le jeudi,
16 mars 2009
 
  Les Actes du 24e Congrès de l'AICT
qui a eu lieu à Sofia (Bulgarie) en avril 2008
seront lancés à Wroclaw pendant le Prix Europe pour le théâtre. L'ouvrage est en anglais seulement.

Un résumé se trouve dans la section anglaise de ce site Web.
 
 
Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Amsterdam
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Le jeudi,
16 mars 2009
  Stage international pour des nouveaux critiques professionnels
Holland Festival, 16-20 juin 2009
Amsterdam, Hollande

L’AICT/IATC organise un stage international pour des Nouveaux Critiques Professionnels à Amsterdam, dans le cadre du Holland Festival, co-organisé par le Domaine pour les critiques d’art (Domein voor Kunstkritiek) et l’Institut du théâtre néerlandais (Theater Instituut Nederland). Le stage aura lieu du 15 au 21 juin 2009 (jours d’arrivé et de départ).Le directeur artistique, Pierre Audi, est heureux de vous inviter à la 62éme édition d’un festival exceptionnel !

 
Documents
  Annonce - formulaire d'inscription
 
 
 
Nécrologie
  Hommage à Harold Pinter
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Le jeudi,
1 janvier 2009
  L'AICT rend hommage au dramaturge Harold Pinter.

Prière de voir dans la section anglaise de ce site le mot du président honoraire Ian Herbert.

 
 
Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Pologne
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Le lundi,
le 29 décembre 2008
  Stage international pour nouveaux critiques professionnels
Prix Europe pour le théâtre, 31 mars – 6 avril 2009
Wrocław, Pologne


L’AICT/IATC organise un stage international pour nouveaux critiques professionnels à Wrocław, en Pologne, dans le cadre du Prix Europe pour le théâtre, qui aura lieu du 31 mars au 6 avril 2009 (jours d’arrivée et de départ).Le secrétaire général du Prix Europe, Alessandro Martinez, et le directeur des communications, Ottó Bodó, sont heureux de vous inviter à cette 13ème édition du plus important prix de théâtre européen.

 
Documents
  Annonce - formulaire d'inscription
 
 
 
Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Roumanie
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Vendredi,
le 10 décembre 2008
  Stage international pour nouveaux critiques professionnels
Festival Reflex, 24-28 mars 2009
Sfântu Gheorghe, Roumanie

L’AICT/IATC organise un stage international pour nouveaux critiques professionnels à Sfântu Gheorghe, en Roumanie, dans le cadre du Festival Reflex, organisé par le Théâtre TamásiÁron. Le stage, qui aura lieu du 23 au 29 mars 2009 (jours d’arrivée et de départ), sera consacré au thème suivant : Le Théâtre entre l’Europe de l’Est et celle de l’Ouest.Le directeur général, Laszlo Bocsardi, et le directeur des communications, Ottó Bodó, sont heureux de vous inviter à la première édition de ce festival biennal qui coïncide avec les 60 années du Théâtre Tamási Áron.
 
Documents
  Annonce - formulaire d'inscription
 
 
 
Petites annonces
  Adresses incorrectes
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Vendredi,
le 14 novembre 2008
  melund@worldonline.dk | aictjapan@cow.livedoor.com
president@firt-iftr.org | mirka.potuckova@divadlo.cz
aict@divadlo.cz | ITIUkraine@ukr.net
itiukraine@ukr.net | madis@perioodika.ee
 
 
Prix
  Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim, a reçu la médaille de l'Ordre de la Culture
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Le mardi
28 octobre 2008
 
  Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim,
a reçu dans son pays la médaille de l'Ordre de la Culture. Cette importante décoration lui a été décernée le 18 octobre par le ministre de la Culture, de la part du président de la Corée, M. Lee Myung Bak, pour sa contribution au développement des arts du théâtre et de la critique en Corée.
 
 
Colloques
  Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
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Le mercredi
15 octobre 2008
 

Les exposés du Symposium sont disponibles à la page : Archives / Colloques.

 
 
Colloques
  Symposium à Grahamstown
en Afrique du Sud
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Le lundi
28 juillet 2008
 

Les exposés du Symposium sont disponibles à la page anglaise: Archives & Documents.

 
 
Prix
  XIIe Prix Europe pour le Théâtre et Xe Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales
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Le lundi,
09 juin 2008
 
 >  >  >   Le Jury international, réuni à Thessaloniki le 30 avril 2007 au Théâtre Vassiliko a assigné à l’unanimité:

le XII Prix Europe pour le Théâtre à Patrice Chéreau.

Le X Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales à Rimini Protokoll, Sasha Waltz et Krzysztof Warlikowski.

Une mention spéciale a été attribué, sous proposition de Vaclav Havel, Harold Pinter et Tom Stoppard au Belarus Free Théâtre pour leur résistance à l’oppression du gouvernement biélorusse.
     
 
Documents
  COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
 
Petites annonces
  Adresses incorrectes
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Le mardi
20 mai 2008
 

Les adresses suivantes sont incorrectes. Prière d'aviser ces personnes des derniers envois collectifs de l'AICT si vous connaissez un autre moyen de les joindre:

melund@worldonline.dk, critic@compuserve.com, aict@divadlo.cz,
aictjapan@cow.livedoor.com, mirka.potuckova@divadlo.cz,
jp.han@free.fr, gertydambury@free.fr, madis@perioodika.ee

Michel Vaïs, Secrétaire général vais@ca.inter.net

 
 
Congrès
  24e Congrès à Sofia - Procès-verbal
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Le lundi
19 mai 2008
 

Les autres documents, y compris les Annexes de ce procès-verbal, se trouvent dans la section Archives / Congrès / 2008 Sofia.

 
 
Festivals
  Festival d'Istanbul
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Le lundi
07 avril 2008
 

Voir la section anglaise.

 
 
Publications
  Prix pour Michael Billington
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Le jeudi
03 avril 2008
 

Voir la page anglaise SVP.

 
 
Colloques
  Ibsen à Hong Kong
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Le mercredi
02 avril 2008
 

Voir dans la section anglaise le détail de ce colloque qui aura lieu en novembre 2008.

 
 
Prix
  Entretien avec Sarrazac
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Le dimanche
09 mars 2008

Jean-Pierre Sarrazac

Voici un entretien d'Irène Sadowska-Guillon avec Jean-Pierre Sarrazac, qui paraîtra dans le numéro d'avril de la revue espagnole ADEteatro. Rappelons que Jean-Pierre Sarrazac est le deuxième lauréat du Prix Thalie de l'AICT, qui lui sera remis lors du 24e Congrès de l'AICT, à Sofia, en Bulgarie.



ADE Teatro - www.adeteatro.com

Penser le théâtre pour réinventer ses utopies pour demain
Entretien avec Jean-Pierre Sarrazac

Le IIe Prix Thalia de l'Association Internationale des Critiques de Théâtre distinguant une personnalité dont la recherche a fait évoluer l'approche théorique et la pratique du théâtre couronne le travail de Jean-Pierre Sarrazac, chercheur et dramaturge français. La réflexion sur le théâtre, l'écriture dramatique et la pratique scénique sont indissociables dans la démarche de Jean-Pierre Sarrazac qui, disciple de Bernard Dort et de Roland Barthes, revendique une approche transversale du théâtre intégrant la dimension critique.

************

Jean-Pierre Sarrazac (né en 1946) se définit lui-même comme chercheur, enseignant, essayiste, auteur dramatique, son parcours étant dès le départ un tissage de ses diverses activités.
Son expérience d'enseignant : professeur à l'École du Théâtre National de Strasbourg (1976 – 1981), professeur de dramaturgie et directeur de l'Institut d'Études Théâtrales à l'Université Paris III, coordinateur des Ateliers de Formation et de Recherche à la Comédie de Caen (1983 – 1991), se conjugue avec sa réflexion et sa recherche sur la dramaturgie contemporaine, enfin avec sa pratique de l'écriture dramatique en tant qu'auteur, dramaturge, metteur en scène.
Son œuvre dramatique, une vingtaine de pièces traduites en plusieurs langues, constitue des chroniques de notre temps et de ses malaises abordés à la fois dans une perspective politique et sociale : antisémitisme, immigration... et individuelle : la difficulté pour les jeunes d'accéder à la maturité, la confrontation avec la mort. Sans être une illustration de sa réflexion sur l'écriture dramatique et la représentation théâtrale, ses pièces en renvoient des aspects fondamentaux. En partant de l'étude et de l'analyse du drame moderne, en particulier celui d'Ibsen et de Strindberg, et des travaux d'André Antoine, l'inventeur de la mise en scène en France, dont il a publié plusieurs textes, Jean-Pierre Sarrazac développe une nouvelle approche de l'écriture dramatique contemporaine, de sa relation à la scène et au spectateur.
En mettant en évidence la nature hybride, hétérogène du drame contemporain il définit le "dramaturge de l'avenir" comme un "rhapsode" qui livre des histoires par bribes et fragments cousus les uns aux autres. Cette rhapsodisation concernant aussi bien les genres, les formes que les thèmes.
Parmi les grandes lignes de la réflexion théorique de Jean-Pierre Sarrazac : la recherche sur le lien entre le "théâtre du moi" et le "théâtre du monde", la fonction et la forme du théâtre critique, la crise du drame contemporain et sa réinvention à partir d'une nouvelle approche de l'art du détour, le devenir scénique du texte et la lecture de la représentation.
Jean-Pierre Sarrazac a consigné sa pensée théorique dans de nombreux essais, travaux universitaires et articles publiés dans des revues spécialisées dont Travail théâtral (il y fut collaborateur auprès de Bernard Dort), Théâtre/public, Europe, l'Annuel du théâtre qu'il a fondé et dirigé. Il est actuellement directeur de la collection "Penser le théâtre" aux Éditions Circé.
Il a publié de nombreux ouvrages théoriques dont : L'avenir du drame (1981), Théâtres intimes (1989), Théâtre du moi, théâtre du monde (1995), Critique du théâtre. De l'utopie au désenchantement (2000), La Parabole ou l'Enfance du théâtre (2002), Jeux de rêves et autres détours (2004), a dirigé et participé à des ouvrages collectifs comme : Lexique du drame moderne et contemporain, Le théâtre en France, Dictionnaire du théâtre, La réinvention du drame. (Sous l'influence de la scène).
Il a également contribué à faire connaître les travaux de créateurs essentiels et de théoriciens du théâtre en publiant des ouvrages de Gordon Craig, Peter Szondi, Stanislavski, Denis Guenoun.

Irène Sadowska Guillon – Quelle était la médiation entre vos différentes pratiques d'enseignant, d'essayiste, d'auteur dramatique et de metteur en scène ?

Jean-Pierre Sarrazac - Tout part pour moi de l'enseignement que j'ai reçu de Bernard Dort et de la revue Travail théâtral qu'il a créé en 1970 et à laquelle il m'a associé dès le départ comme rédacteur. Dans le brechtisme environnant je ne me sentais pas véritablement brechtien. Mes goûts allaient plutôt vers Strindberg et le théâtre de la subjectivité. Dans mon approche de la dramaturgie qui s'opérait au plus près de la scène, un de mes objectifs était de mettre en tension l'idée du théâtre épique brechtien et celle de la subjectivité strindbergienne.
Jacques Lassalle m'avait proposé à l'époque d'être son collaborateur au
Studio Théâtre à Vitry.
En même temps j'ai participé aux activités de l'association "Dramaturgie" avec Jean-Marie Villegier, Valère Novarina et des gens de théâtre français et italiens proche de Strehler. La rencontre de Novarina et la lecture de sa première pièce L'atelier volant que j'ai monté en 1974 a été très importante pour moi. La même année j'ai écrit une première pièce Lazare lui aussi rêvait d'Eldorado qui a été montée en 1976 par Thierry Bosc. Mes débuts donc se sont passés sous le signe de la "dramaturgie pratique" avec pour objectif de faire de la mise en scène et d'écrire des pièces de théâtre sans aucune intention de faire une carrière universitaire.
Je pense que ce qui relie mes différentes pratiques c'est cet esprit dramaturgique qui m'a été insufflé par Bernard Dort, la revue Travail Théâtral et par un retour sur la revue Théâtre Populaire qui représentait pour moi une sorte d'idéal d'intervention critique. Une critique qui se fait à l'intérieur même du théâtre.
L'enseignement à l'Université mais aussi à l'École du T. N. S. et ailleurs, est devenu pour moi une sorte de prolongement de ma pratique. Certes aujourd'hui on peut penser que cet esprit dramaturgique est battu en brèche, personnellement je préfère penser que ce n'est qu'une éclipse provisoire.

I. S. G. - Qu'entendez vous aujourd'hui par l'utopie du théâtre, en l'occurence l'utopie du théâtre critique qui intègre la dimension critique à la fois dans le texte et dans la représentation ?

J.-P. S. - Pour moi le théâtre est un lieu utopique. Michel Foucault dirait hétérotopique. Un lieu où on peut obtenir réparation, faire appel de ce qui ne va pas dans la vie. C'est un lieu de la mise en scène de la catastrophe, de la rencontre catastrophique avec l'autre, y compris l'autre en soi même.
On peut y voir l'aveuglement en pleine lumière, comme disait Barthes, notre propre aveuglement. Pour peu qu'on puisse prendre cette distance critique on peut recouvrer la vue sur ce qui ne va pas dans nos propres existences que ce soit à l'échelle de l'individu ou à l'échelle du politique, lesquels d'ailleurs pour moi s'entre-pénètrent.
J'ai trouvé chez Brecht et chez ses principaux commentateurs en France : Dort, Barthes, Althusser, les développements de l'idée de ce théâtre critique pour mettre en pleine lumière le monde et ses contradictions. En travaillant sur cette idée j'ai pris en compte qu'avec le temps cette utopie d'un théâtre critique a changé. Heiner Müller le manifeste avec force. La vision panoramique critique que l'on pouvait avoir du monde, de ses contradictions, des luttes, n'est plus possible aujourd'hui. On ne peut en avoir qu'une élucidation partielle.
Un écrivain comme Howard Barker montre de façon peut-être excessive, que nous ne pouvons avoir que des visions incomplètes, fragmentaires de ce chaos que nous sommes. Il n'est pas question d'abandonner la posture critique mais le modèle du théâtre critique doit être relativisé : il faut prendre conscience que ce qu'on va voir au théâtre est une énigme et qu'elle ne sera pas complètement résolue par la représentation théâtrale. Le metteur en scène ne va pas démêler tout ce qui est noué dans le texte. Encore faut-il qu'il le mette en lumière au lieu de se laisser aller à cette complaisance redoutable de rajouter l'obscurité à l'obscurité. Je crois toujours à ce dialogue critique avec le spectateur mais je sais qu'il est plus difficile aujourd'hui.

I. S. G. - Pensez-vous que le théâtre a tort de proscrire aujourd'hui la psychologie au profit de la mise en rapport, en situation, de la vision synthétique de la réalité ?

J.-P. S. - Il y a un refus de la psychologie chez Brecht. Les questions de la vie privée comptaient peu pour lui, il en a fait l'impasse. Adamov, après l'influence artaudienne de ses débuts, était proche du théâtre de Strindberg, qu'il a renié dans les années 1950 pour Brecht. Mais dans ses dernières pièces il est revenu à Strindberg en reconnaissant l'influence que celui-ci avait sur lui. Plus, il dit : "Lorsque je voulais liquider la psychologie j'avais tort. Le corps même est psychologie" Il faut une psychologie à la hauteur de notre époque, à la hauteur de l'inconscient.
Adamov s'intéressait à la fois à la pensée de Freud et de Jung. Je pense qu'il faut que le théâtre conjugue le visible et l'invisible, qu'il mette en tension Brecht et Strindberg. Un théâtre qui va voir dans les tréfonds du rapport du couple, du rapport entre parents et enfants, dans ce que Michel Foucault appelait le rapport de bio-pouvoir qui existe entre parents et enfants. C'est-à-dire les luttes, les aliénations, les oppressions, les empêchements de vivre qui se trouvent dans le corps même, dans le plus intime de l'existence. Cet une sorte de spéléologie dramaturgique.
J'ai évoqué Adamov mais il faudrait parler aussi du théâtre de Michel Vinaver ou de celui de Frantz Xaver Kroetz que j'admire profondément. Il donne à voir ces micro-conflits existants entre les êtres ou au sein même d'un être. C'est une sorte de restauration de la psychologie mais une psychologie qui s'articule directement au politique, à la notion foucaldienne du bio-pouvoir.

I. S. G. - L'intime serait ainsi le lieu du nano-politique...

J.-P. S. - Exactement, si on change d'échelle de théâtre. Dans le théâtre de Kroetz il y a des gestus comme dans le théâtre de Brecht sauf que ce sont de tous petits gestus qui passent par l'empêchement à communiquer, par une panne sexuelle, par une quantité de petits raptus de la vie. Brecht insistait sur le gestus. Le théâtre d'aujourd'hui insiste sur le raptus, sur les actes manqués qui nous oppressent. Pour moi l'intime n'est pas tourné vers l'intériorité, c'est la relation avec l'autre, avec les valeurs, avec le monde.

I. S. G. -Comment le théâtre critique implique-t-il le spectateur ? Quelle est sa part active par rapport à la représentation ?

J.-P. S. - Je me souviens que Bernard Dort a travaillé avec ses élèves au Conservatoire sur les pièces didactiques de Brecht. Pourquoi ? Ces pièce abolissent la frontière entre le public et la scène de sorte que l'acteur devient spectateur avancé intervenant, et le spectateur devient pratiquement acteur. Il y a une dialectique entre la place du spectateur et celle de l'acteur.
Je crois qu'une représentation de théâtre réussie fait invasion dans nos vies. Elle continue lentement, subconsciemment son travail.
En parlant de la représentation par Strehler de La vie de Galilée de Brecht, Althusser a dit : la représentation terminée le spectateur porte le spectacle dans sa conscience et le parachève.
Quelquefois je vois un spectacle qui ne m'enthousiasme pas sur le moment et qui ensuite s'empare de moi et m'apporte plus que certaines représentations de théâtre qui donnent une satisfaction immédiate. Je pense que le théâtre est un art de longue durée.

I. S. G. – Est-ce ce que vous appelez la dimension transitive du théâtre par rapport à la représentation et à la vie ?

J.-P. S. - Exactement. Je développe cela dans le livre d'hommage à Bernard Dort Le pouvoir du théâtre, que j'ai dirigé. Je crois que l'homme vit dans plusieurs âges à la fois. Nous avons en nous une part archaïque et une part actuelle. Dans toute bonne représentation de théâtre il y a à la fois cette présence au monde d'aujourd'hui et l'ouverture à la scène originelle du théâtre. Le théâtre est toujours en communication avec ses propres origines et toujours en tension entre le plus archaïque et le plus actuel. C'est ce que j'appelle la longue durée du théâtre. Un des "démons" actuels de notre société c'est la fuite dans l'immédiatement contemporain. Je pense que le théâtre peut être un lieu de résistance à cet hédonisme. C'est en ce sens qu'une grande partie de mon travail porte sur la longue durée des mutations de la forme dramatique, c'est-à-dire des années 1880 à nos jours.
Ainsi par exemple j'ai montré comment Edward Bond renoue, consciemment ou inconsciemment, dans Les pièces de guerre avec l'expressionnisme allemand ou encore la présence de la forme strinbergienne "stationnen drama" chez Koltès dans Roberto Zucco.
Si en musique on reconnaît cet ancrage dans la tradition chez les compositeurs contemporains comme Stockhausen, Boulez, Luigi Nono, en théâtre on a, surtout en ce moment, tendance à l'oublier. En apportant un éclairage sur toute une séquence de mutation dramatique j'essaye de démystifier cet hédonisme qui croit qu'être extrêmement contemporain c'est être dans l'air du temps.

I. S. G. - vous vous référez souvent à Ibsen, Strindberg, Brecht, Beckett, Koltès. En quoi ces auteurs vous paraissent-ils marqueurs de l'évolution de l'écriture dramatique et de son rapport à la représentation et aux spectateurs ?

J.-P. S. - Dans mon tout dernier ouvrage La poétique de l'art moderne j'ai multiplié les références aux auteurs qui comptent pour moi, dont certains mineurs n'ayant qu'une pièce majeure comme par exemple Victor ou les enfants au pouvoir de Vitrac, une œuvre incontournable, décisive.
Il est certain que l'œuvre de Beckett, son effort pour s'appauvrir toujours davantage, aller vers le fragment, des solos extrêmement court, sont fondamentaux. Mais je voudrais contribuer à dissoudre une mythologie en dénonçant cette mystification du théâtre de l'après Beckett. Cela me paraît absurde de faire porter à Beckett la responsabilité du théâtre qui vient après lui. Il y a plusieurs versions de "l'après Beckett". D'après l'une d'elles il a porté le théâtre à l'extrémité du silence signifiant de sorte qu'après lui il n'y a plus d'écriture dramatique possible. Théodore Adorno propose une version plus savante de "l'après Beckett" selon laquelle Beckett a fait une autopsie, une sorte de parodie, de la forme dramatique. Non seulement je ne saurais souscrire à cette idée de la mort de l'art, du drame, mais j'en fais la critique dans mes ouvrages. Je crois que là aussi il faut prendre en considération la plus longue durée. Il y a une mode intellectuelle, d'ailleurs tout à fait justifiée, de l'intertextualité consistant à déceler la présence des textes plus anciens dans le texte d'un auteur. Je propose une sorte d'intertextualité inversée. Trouver par exemple la présence de Beckett dans Strindberg ou dans Shakespeare.
Il me paraît intéressant d'aller dans les deux sens, de voir la présence des auteurs anciens dans les écritures d'aujourd'hui y compris chez Beckett, mais aussi dans les écritures anciennes une sorte d'annonce, d'appel des écritures d'aujourd'hui.
Je travaille sur cette séquence qui va du naturalisme au symbolisme et au théâtre d'aujourd'hui parce qu'il s'y produit un changement des paradigmes de la forme dramatique. À partir du naturalisme qui prend une tranche de vie, un fragment d'une vie sans commencement ni fin, se produit dans l'écriture une césure, une crise qui est très féconde.
On observe ainsi depuis Ibsen, Strindberg, Tchekhov à Vinaver, Koltès, Bond, Lagarce et d'autres un changement dans l'étendue du drame et dans son rythme interne. Avant, selon le principe d'Aristote ou de Hegel, le drame correspondait à un grand retournement du destin du héros qui basculait le temps d'une journée. C'était un épisode dans une vie. Ce qui me frappe dans le théâtre contemporain c'est cette rétrospection, le retour sur le drame d'une vie, d'une vie ordinaire. La matière que nous donnent les pièces est moins spectaculaire, il y a moins de catastrophes. La catastrophe c'est d'être né et dans une société donnée.

I. S. G. - Le théâtre post-dramatique semble être une réponse à la mort annoncée de l'écriture dramatique, du texte. Quelle est votre position à cet égard ?

J.-P. S. - Ma position diverge de celle de Hans-Thies Lehmann en ce qui concerne le post-dramatique que j'appellerais d'ailleurs para-dramatique. J'apprécie les analyses que fait Hans-Thies Lehmann des matériaux para-dramatiques mais ce que je critique c'est l'amalgame entre l'idée de post-dramatique et l'idée de la mort du drame. D'une certaine manière Lehmann se fait disciple d'Adorno en reprenant le slogan de la mort du drame. Je pense que nous nous trouvons aujourd'hui face à une mutation dramatique que j'appelle "aller dans l'infra-dramatique", dans la nano-dramaturgie comme vous le disiez. Beaucoup d'écritures d'aujourd'hui répondent à cet enjeu d'aller dans l'infra-dramatique qui est fait de micro-conflits.
Il n'y a plus aujourd'hui de formes pérennes qu'on puisse reprendre, c'est un laboratoire constant dans une proximité de la scène. Ce n'est pas pour autant que cette écriture perd son autonomie, sa spécificité. Je suis tout à fait dans la lignée de la réflexion de Bernard Dort sur la représentation émancipée.
Déjà à la fin du XIXe siècle on a vu le découplage du drame et du théâtre, Gordon Craig rêvait par exemple d'un théâtre émancipé du drame. Mais ce qui est intéressant c'est que les auteurs n'ont pas dit leur dernier mot. Quelquefois les utopies craigiennees comme la surmarionnette sont réinvesties par des auteurs de théâtre. Maeterlinck au fond n'est pas si loin de Gordon Craig. C'est bien qu'on s'émancipe du logocentrisme qui veut que le drame soit premier et que le spectacle n'en soit qu'une simple traduction. Bien sûr une œuvre dramatique et incomplète, "trouée" comme le dit José Sanchis Sinisterra, une œuvre lacunaire qui a de multiples existences dans différentes représentations.

I. S. G. - Vous avez proposé le concept de rhapsode pour définir le dramaturge de l'avenir et l'écriture dramatique hybride, métissée…

J.-P S. – Rhapsodie qui veut dire coudre ensemble des fragments différents vient des origines de l'art occidental. Le rhapsode dans l'antiquité grecque était tantôt acteur qui se confondait avec le personnage tantôt narrateur qui racontait de façon indirecte.
Il y a des périodes dans le théâtre où la part narrative, épique ou la part lyrique sont très importantes. Le théâtre de Shakespeare, le théâtre baroque, la commedia espagnole en sont des exemples. Je pense qu'à partir des années 1880 jusqu'à aujourd'hui une pulsion rhapsodique est à l'œuvre dans le drame. On le voit bien par exemple dans les textes de Heiner Müller composés de parties épistolaires, dialoguées, de récits, de poèmes, qui s'imbriquent et s'emboîtent.
La rhapsodie n'est pas l'absence de formes mais la forme la plus libre qui mêle les tons, le grotesque, le comique, le tragique et transgresse les genres.

I. S. G. - Quelle est votre position face à la tendance actuelle de supplanter une lecture intellectuelle, critique de la représentation par une relation immédiate, physique, sensorielle aux actions scéniques ?

J.-P. S. - Je suis très ouvert aux expérimentations sauf quand elles sont inintelligibles.
Il y a actuellement un courant se revendiquant de la pensée d'Artaud mais qui en réalité à peu de résonance avec elle, qui veut que tout se passe du corps de l'acteur au corps du spectateur et se propose de produire l'ébranlement du spectateur. Je pense que c'est une secousse pour rien si le théâtre se limite à l'ébranlement physique sans intelligibilité, sans une intellection. Le théâtre n'est pas un tour de manège où on vient prendre simplement des sensations. Il est un lieu de compréhension du monde même si l'on sait qu'elle est difficultueuse. Et je pense que la critique a à cet égard un rôle très important à jouer. Non pas la critique de théâtre mais la critique du théâtre.

I. S. G. – Dans quelle mesure votre réflexion théorique, critique, sur le théâtre se manifeste-t-elle dans votre propre écriture dramatique ?

J.-P. S. – Je me suis souvent demandé si mes pièces étaient véritablement rhapsodiques puisque j'ai beaucoup écrit sur ce phénomène. Ma pièce récente La boule d'or sous-titrée Défaire la conspiration, est une sorte de théâtre – roman, une déconstruction du roman de Paul Nizan La conspiration. Dans ce roman il est question d'un groupe de jeunes gens étudiants de l'École Normale Supérieure qui dans les années 1960 veulent faire la révolution, créer une revue progressiste. Parmi eux il y a un traître qui, méprisé par les autres parce qu'il est fils d'un policier, va dénoncer ses camarades.
Dans ma pièce qui se situe dans les années 1990, les personnages sont des gens d'après mai 68. Ils se retrouvent dans le café La boule d'or qui n'existe plus, convoqués par le traître du roman qui seul est resté fidèle à sa traitrise et obsédé par elle. Cette rencontre va déclencher un drame entre eux.
Dans cette pièce deux régimes d'écriture s'entrechoquent : poétique, en vers, et diverses formes de prose : le journal tenu par l'écrivain, les messages envoyés par internet, la forme épistolaire, la lettre du journaliste annonçant son suicide.
La rhapsodie s'est imposée dans cette pièce parce que j'y ai travaillé sur le matériau de la mythologie d'un roman. Dans mon écriture il y a deux dimensions importantes pour moi : celle de l'intime et du politique imbriqués.
Les personnages de La boule d'or font un bilan de leur vie à un moment où on se dit que si quelque chose peut changer c'est maintenant. Ils sont dans l'intime et en même temps directement dans le politique parce que toute la pièce parle de ce qui reste de l'idéal révolutionnaire de 1968.
Une autre dimension qui m'importe et qui se trouve dans mes pièces par exemple dans Les inséparable, est celle de la parabole que j'ai traité aussi dans un ouvrage théorique. Les inséparables, qui date du début des années 1980 est une pièce sur le retour du fils prodigue.
La parabole, contrairement à ce qu'on pense, n'est pas un mode didactique. J'ai écrit un livre sur trois familles de parabole : la parabole chez Brecht, chez Kafka et chez Claudel. Ce qui me plait dans la parabole c'est qu'on aborde une question extrêmement complexe par l'angle du familier, du simple.
Ainsi par exemple quand Brecht veut parler à ses contemporains de la montée du nazisme il raconte l'histoire de gangsters. Claudel utilise la parabole de la découverte du nouveau monde par Christophe Colomb pour parler d'un autre monde, de l'au-delà.

Propos recueillis par Irène Sadowska Guillon

 
 
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