NOUVELLES - ARCHIVES  
 
   
Scènes critiques - nouvelle revue Web fondée par AICT
Colloque à Pilsen, République Tchèque
Distinction pour John Elsom
Novi Sad Symposium - les exposés
Amsterdam Symposium - Info
Les Actes du 24e Congrès de l'AICT ...
Stage pour nouveaux critiques - Amsterdam
Hommage à Harold Pinter
Stage pour nouveaux critiques - Pologne - mars/avril 2009
Stage pour nouveaux critiques - Roumanie - mars 2009
Adresses incorrectes
Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim, a reçu la médaille de l'Ordre de la Culture
Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
Symposium à Grahamstown en Afrique du Sud
Stage pour nouveaux critiques - Septembre 2008
24e Congrès à Sofia – Vitrine du théâtre bulgare- Photos
24e Congrès à Sofia - Photos
24e Congrès à Sofia - Procès-verbal
XIIe Prix Europe pour le Théâtre et Xe Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales
Adresses incorrectes
Festival d'Istanbul
Prix pour Michael Billington
Ibsen à Hong Kong
Entretien avec Sarrazac
Détails 24e Congrès
Festival international Shaxpir
Décès d'un critique belge
Stage à Wiesbaden
Festival BITEI 2008
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Livre de Gianni Poli
24e Congrès à Sofia
Décès de Milan Lukes
Les 50 ans de la section polonaise
Livre de John Elsom
Festival à Budapest
La Chine continentale à l'AICT
Nouveau secrétaire général adjoint
Colloque de Salonique, 2007
Nouveaux stages jeunes critiques
24e Congrès: Sofia, avril 2008
Colloque à Salonique (Grèce)
Colloque à Almada, juillet 2007
Stages / jeunes critiques en 2007
Colloque de St-Pétersbourg
Textes du colloque de Séoul
Compte rendu du stage de Séoul
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Réseau de revues de théâtre
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Stages pour jeunes critiques, 2006
Exposés de Turin
Actes du colloque de Montréal
Programme du XXIIe Congrès
Congrès extraordinaire à Séoul
Symposium à Novi Sad
Un livre de Michel Vaïs
Problèmes d'adresses
Décès d'André Camp
 
 
Publications
  Scènes critiques
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Le vendredi,
6 novembre 2009
  Les critiques de théâtre lancent une revue Web

Critical Stages/Scènes critiques est une nouvelle revue Web fondée par l’Association internationale des critiques de théâtre (AICT). Ce périodique semestriel, que l’on trouve à : www.criticalstages.org, est publié en anglais et en français. Scènes critiques contient non seulement des critiques de théâtre, mais également des entretiens et d’autres types d’articles sur le théâtre à partir d’un point de vue critique. Dans le premier numéro, on se penche notamment sur Jerzy Grotowski, Eugène Ionesco et le premier lauréat du prix Thalie de l’AICT, Eric Bentley. Il y a aussi des comptes rendus du journal de Lars Norén et de spectacles dans plusieurs pays. Parmi les articles en français, notons les signatures d’Alvina Ruprecht, de Patrice Pavis et d’Irène Sadowska-Guillon.
Dès le premier numéro, les collaborateurs viennent de pays de tous les continents : Corée du Sud, Inde, Japon, Israël, France, Royaume Uni, Hongrie, Pologne, Grèce, Portugal, Finlande, États-Unis, Mexique, Canada, Cuba et Afrique du Sud. La rédactrice en chef est Maria Helena Serôdio, du Portugal.
L’AICT, fondée en 1956, a essentiellement comme membres des sections nationales regroupant les critiques d’une cinquantaine de pays .



Éditeur - Yun-Cheol Kim Président, Association internationale des critiques de théâtre
Rédactrice en chef - Maria Helena Serôdio Professeure et critique, Portugal
Coresponsables de la rédaction
Lissa Tyler Renaud, Langue anglaise Metteure en scène et professeure, É-U
Michel Vaïs, Langue française Critique, Québec, Canada
Membres du comité de rédaction
Randy Gener Critique, É-U
Hervé Guay Professeur et critique, Québec, Canada
Temple Hauptfleisch Critique, Afrique du Sud
Yun-Cheol Kim Professeur et critique, Corée
Matti Linnavuori Critique, Finlande
Tomasz Milkowski Critique, Pologne
Manabu Noda Professeur et critique, Japon
Rodolfo Obregón Critique, Mexique
Ludmila Patlanjoglu Professeur et critique, Roumanie
Patrice Pavis Théoricien, France
Maria Shevtsova Professeure, R.U.
Don Rubin Professeur et critique, Canada
Halima Tahan Critique, Argentine
Le membre québécois du comité éditorial est Hervé Guay.
 
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Colloques
  Colloque à Pilsen, République Tchèque
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Le jeudi,
2 juillet 2009
  Colloque à Pilsen, République Tchèque - du 9 au 13 septembre 2009 - Organisé par la Section tchèque de l’AICT et le Festival Divadlo de Pilsen

20 ANS APRÈS ou : RÉFLEXIONS SUR LES MÉTAMORPHOSES DU THÉÂTRE DEPUIS 1989

À l'occasion de l’anniversaire de la chute du Rideau de fer, ce colloque propose de réfléchir sur l'évolution du théâtre depuis cet événement.
Le visage du monde a changé radicalement depuis, autant que son théâtre, des deux côtés du « rideau ». Mais est-ce bien vrai ? Quels ont été les gains et les pertes les plus remarquables ?
Existe-t-il toujours un style théâtral distinct en Europe centrale/de l'Est et, le cas échéant, quel est-il et pourquoi ? A-t-il influencé les scènes occidentales ? Ou le processus a-t-il été à sens unique, de l'Ouest vers l'Est, et encore, seulement sur le plan de la gestion et des structures ? Comment la nature des relations théâtre-public a-t-elle évolué en Europe de l'Est ? Y a-t-il eu des développements particuliers à cet égard dans le reste du monde ?
Qu'en est-il de la situation de la dramaturgie en Europe centrale/de l'Est : les échanges ont-ils été équitables avec l'Ouest ? Ou la plupart des auteurs dramatiques d'Europe du Centre/de l'Est se trouvent-ils toujours derrière un rideau, et en ce cas, pourquoi ?
Y a-t-il eu des changements substantiels dans notre réflexion sur le théâtre ? L'enseignement de la critique dramatique – marque de commerce importante dans le paysage théâtral de la région – est-il devenu une mission impossible ou, au contraire, a-t-il des chances de devenir un objet d'exportation ?
Certains des metteurs en scène les plus brillants de notre époque vivent en Europe du Centre/de l'Est, ou en sont originaires. Il n'est donc pas étonnant que le Prix Europe Nouvelles Réalités théâtrales parvienne si souvent à les dénicher. Est-ce à cause des nouvelles réalités de la vie dans ces pays ou le résultat de traditions et de gênes de théâtre particuliers et innés ?
En jetant un regard inquiet sur les 20 ans qui ont déjà passé, essayons de décrire le nouveau visage de notre théâtre et d'examiner la carte actuelle de l'Europe centrale/de l'Est et du monde. Le Festival de théâtre «Divadlo» de Pilsen et l'AICT vous y invitent.
 
 
Prix
  Distinction pour John Elsom
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Le jeudi,
18 mai 2009
  En décembre 2008, le président honoraire de l'AICT John Elsom a reçu la "Award of International Outsanding Contribution to the Creative Industries of China" à l'occasion de la remise annuelle des prix "Creative Industry" de 2008 en Chine. Il s'agit d'un équivalent chinois des Oscars dans le domaine du commerce. Toutes nos félicitations !
 
 
Symposiums
  Les exposés du Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
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Le jeudi,
4 mai 2009
 

XIIIe Symposium international
des critiques de théâtre et des théâtrologues

Thème: 'Les festivals internationaux de théâtre et le développement du public'

organisé par Sterijino Pozorje, Novi Sad,
en collaboration avec
l´Association internationale des critiques de théâtre (AICT)
et le Projet européen de recherche sur les festivals (EFRP)

a Novi Sad, Serbie, 28 - 31 mai 2009

Modérateurs: Dr Dragan Klaić (Amsterdam), Président de l´EFRP et Dr Ivan Medenica (Belgrade), Secrétaire général adjoint de l´AICT

Les exposés ne seront pas lus au Symposium, mais ils seront mis a la disposition des participants a l´avance sur le portail de Sterijino pozorje (www.pozorje.org.rs).

Veuillez envoyer vos commentaires et suggestions concernant les exposés au courrier électronique suivant: dusana.todorovic@pozorje.org.rs


Documents
  Les exposés du Symposium
 
 
 
Colloques
  Amsterdam Symposium - Info
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Le vendredi,
27 mars 2009
 

Symposium AICT juin 2009
‘Forced to tour / Tour de force?’
Le 17–21 juin, 2009
Muziekgebouw aan het IJ, Amsterdam, Pays-Bas



Documents
  Amster.InvitationFrancais.pdf
 
  AmsterdamRegistrForm09
 
 
 
 
Publications
  Les Actes du 24e Congrès de l'AICT
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Le jeudi,
16 mars 2009
 
  Les Actes du 24e Congrès de l'AICT
qui a eu lieu à Sofia (Bulgarie) en avril 2008
seront lancés à Wroclaw pendant le Prix Europe pour le théâtre. L'ouvrage est en anglais seulement.

Un résumé se trouve dans la section anglaise de ce site Web.
 
 
Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Amsterdam
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Le jeudi,
16 mars 2009
  Stage international pour des nouveaux critiques professionnels
Holland Festival, 16-20 juin 2009
Amsterdam, Hollande

L’AICT/IATC organise un stage international pour des Nouveaux Critiques Professionnels à Amsterdam, dans le cadre du Holland Festival, co-organisé par le Domaine pour les critiques d’art (Domein voor Kunstkritiek) et l’Institut du théâtre néerlandais (Theater Instituut Nederland). Le stage aura lieu du 15 au 21 juin 2009 (jours d’arrivé et de départ).Le directeur artistique, Pierre Audi, est heureux de vous inviter à la 62éme édition d’un festival exceptionnel !

Documents
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Nécrologie
  Hommage à Harold Pinter
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Le jeudi,
1 janvier 2009
  L'AICT rend hommage au dramaturge Harold Pinter.

Prière de voir dans la section anglaise de ce site le mot du président honoraire Ian Herbert.

 
 
Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Pologne
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Le lundi,
le 29 décembre 2008
  Stage international pour nouveaux critiques professionnels
Prix Europe pour le théâtre, 31 mars – 6 avril 2009
Wrocław, Pologne


L’AICT/IATC organise un stage international pour nouveaux critiques professionnels à Wrocław, en Pologne, dans le cadre du Prix Europe pour le théâtre, qui aura lieu du 31 mars au 6 avril 2009 (jours d’arrivée et de départ).Le secrétaire général du Prix Europe, Alessandro Martinez, et le directeur des communications, Ottó Bodó, sont heureux de vous inviter à cette 13ème édition du plus important prix de théâtre européen.

Documents
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Stages à venir
  Stage pour nouveaux critiques - Roumanie
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Vendredi,
le 10 décembre 2008
  Stage international pour nouveaux critiques professionnels
Festival Reflex, 24-28 mars 2009
Sfântu Gheorghe, Roumanie

L’AICT/IATC organise un stage international pour nouveaux critiques professionnels à Sfântu Gheorghe, en Roumanie, dans le cadre du Festival Reflex, organisé par le Théâtre TamásiÁron. Le stage, qui aura lieu du 23 au 29 mars 2009 (jours d’arrivée et de départ), sera consacré au thème suivant : Le Théâtre entre l’Europe de l’Est et celle de l’Ouest.Le directeur général, Laszlo Bocsardi, et le directeur des communications, Ottó Bodó, sont heureux de vous inviter à la première édition de ce festival biennal qui coïncide avec les 60 années du Théâtre Tamási Áron.
Documents
  Annonce - formulaire d'inscription
 
 
 
Petites annonces
  Adresses incorrectes
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Vendredi,
le 14 novembre 2008
  melund@worldonline.dk | aictjapan@cow.livedoor.com | president@firt-iftr.org | mirka.potuckova@divadlo.cz | aict@divadlo.cz | ITIUkraine@ukr.net
itiukraine@ukr.net | madis@perioodika.ee
 
 
Prix
  Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim, a reçu la médaille de l'Ordre de la Culture
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Le mardi
28 octobre 2008
 
  Le président de l'AICT, Yun-Cheol Kim,
a reçu dans son pays la médaille de l'Ordre de la Culture. Cette importante décoration lui a été décernée le 18 octobre par le ministre de la Culture, de la part du président de la Corée, M. Lee Myung Bak, pour sa contribution au développement des arts du théâtre et de la critique en Corée.
 
 
Colloques
  Symposium a Novi Sad, Serbie, mai 2009
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Le mercredi
15 octobre 2008
 

Les exposés du Symposium sont disponibles à la page : Archives / Colloques.

 
 
Colloques
  Symposium à Grahamstown
en Afrique du Sud
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Le lundi
28 juillet 2008
 

Les exposés du Symposium sont disponibles à la page anglaise: Archives & Documents.

 
 
Prix
  XIIe Prix Europe pour le Théâtre et Xe Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales
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Le lundi,
09 juin 2008
 
 >  >  >   Le Jury international, réuni à Thessaloniki le 30 avril 2007 au Théâtre Vassiliko a assigné à l’unanimité:

le XII Prix Europe pour le Théâtre à Patrice Chéreau.

Le X Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales à Rimini Protokoll, Sasha Waltz et Krzysztof Warlikowski.

Une mention spéciale a été attribué, sous proposition de Vaclav Havel, Harold Pinter et Tom Stoppard au Belarus Free Théâtre pour leur résistance à l’oppression du gouvernement biélorusse.
     
Documents
  COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
 
Petites annonces
  Adresses incorrectes
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Le mardi
20 mai 2008
 

Les adresses suivantes sont incorrectes. Prière d'aviser ces personnes des derniers envois collectifs de l'AICT si vous connaissez un autre moyen de les joindre:

melund@worldonline.dk, critic@compuserve.com, aict@divadlo.cz, aictjapan@cow.livedoor.com, mirka.potuckova@divadlo.cz,
jp.han@free.fr, gertydambury@free.fr, madis@perioodika.ee

Michel Vaïs, Secrétaire général vais@ca.inter.net

 
 
Congrès
  24e Congrès à Sofia - Procès-verbal
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Le lundi
19 mai 2008
 

Les autres documents, y compris les Annexes de ce procès-verbal, se trouvent dans la section Archives / Congrès / 2008 Sofia.

 
 
Festivals
  Festival d'Istanbul
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Le lundi
07 avril 2008
 

Voir la section anglaise.

 
 
Publications
  Prix pour Michael Billington
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Le jeudi
03 avril 2008
 

Voir la page anglaise SVP.

 
 
Colloques
  Ibsen à Hong Kong
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Le mercredi
02 avril 2008
 

Voir dans la section anglaise le détail de ce colloque qui aura lieu en novembre 2008.

 
 
Prix
  Entretien avec Sarrazac
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Le dimanche
09 mars 2008

Jean-Pierre Sarrazac

Voici un entretien d'Irène Sadowska-Guillon avec Jean-Pierre Sarrazac, qui paraîtra dans le numéro d'avril de la revue espagnole ADEteatro. Rappelons que Jean-Pierre Sarrazac est le deuxième lauréat du Prix Thalie de l'AICT, qui lui sera remis lors du 24e Congrès de l'AICT, à Sofia, en Bulgarie.



ADE Teatro - www.adeteatro.com

Penser le théâtre pour réinventer ses utopies pour demain
Entretien avec Jean-Pierre Sarrazac

Le IIe Prix Thalia de l'Association Internationale des Critiques de Théâtre distinguant une personnalité dont la recherche a fait évoluer l'approche théorique et la pratique du théâtre couronne le travail de Jean-Pierre Sarrazac, chercheur et dramaturge français. La réflexion sur le théâtre, l'écriture dramatique et la pratique scénique sont indissociables dans la démarche de Jean-Pierre Sarrazac qui, disciple de Bernard Dort et de Roland Barthes, revendique une approche transversale du théâtre intégrant la dimension critique.

************

Jean-Pierre Sarrazac (né en 1946) se définit lui-même comme chercheur, enseignant, essayiste, auteur dramatique, son parcours étant dès le départ un tissage de ses diverses activités.
Son expérience d'enseignant : professeur à l'École du Théâtre National de Strasbourg (1976 – 1981), professeur de dramaturgie et directeur de l'Institut d'Études Théâtrales à l'Université Paris III, coordinateur des Ateliers de Formation et de Recherche à la Comédie de Caen (1983 – 1991), se conjugue avec sa réflexion et sa recherche sur la dramaturgie contemporaine, enfin avec sa pratique de l'écriture dramatique en tant qu'auteur, dramaturge, metteur en scène.
Son œuvre dramatique, une vingtaine de pièces traduites en plusieurs langues, constitue des chroniques de notre temps et de ses malaises abordés à la fois dans une perspective politique et sociale : antisémitisme, immigration... et individuelle : la difficulté pour les jeunes d'accéder à la maturité, la confrontation avec la mort. Sans être une illustration de sa réflexion sur l'écriture dramatique et la représentation théâtrale, ses pièces en renvoient des aspects fondamentaux. En partant de l'étude et de l'analyse du drame moderne, en particulier celui d'Ibsen et de Strindberg, et des travaux d'André Antoine, l'inventeur de la mise en scène en France, dont il a publié plusieurs textes, Jean-Pierre Sarrazac développe une nouvelle approche de l'écriture dramatique contemporaine, de sa relation à la scène et au spectateur.
En mettant en évidence la nature hybride, hétérogène du drame contemporain il définit le "dramaturge de l'avenir" comme un "rhapsode" qui livre des histoires par bribes et fragments cousus les uns aux autres. Cette rhapsodisation concernant aussi bien les genres, les formes que les thèmes.
Parmi les grandes lignes de la réflexion théorique de Jean-Pierre Sarrazac : la recherche sur le lien entre le "théâtre du moi" et le "théâtre du monde", la fonction et la forme du théâtre critique, la crise du drame contemporain et sa réinvention à partir d'une nouvelle approche de l'art du détour, le devenir scénique du texte et la lecture de la représentation.
Jean-Pierre Sarrazac a consigné sa pensée théorique dans de nombreux essais, travaux universitaires et articles publiés dans des revues spécialisées dont Travail théâtral (il y fut collaborateur auprès de Bernard Dort), Théâtre/public, Europe, l'Annuel du théâtre qu'il a fondé et dirigé. Il est actuellement directeur de la collection "Penser le théâtre" aux Éditions Circé.
Il a publié de nombreux ouvrages théoriques dont : L'avenir du drame (1981), Théâtres intimes (1989), Théâtre du moi, théâtre du monde (1995), Critique du théâtre. De l'utopie au désenchantement (2000), La Parabole ou l'Enfance du théâtre (2002), Jeux de rêves et autres détours (2004), a dirigé et participé à des ouvrages collectifs comme : Lexique du drame moderne et contemporain, Le théâtre en France, Dictionnaire du théâtre, La réinvention du drame. (Sous l'influence de la scène).
Il a également contribué à faire connaître les travaux de créateurs essentiels et de théoriciens du théâtre en publiant des ouvrages de Gordon Craig, Peter Szondi, Stanislavski, Denis Guenoun.

Irène Sadowska Guillon – Quelle était la médiation entre vos différentes pratiques d'enseignant, d'essayiste, d'auteur dramatique et de metteur en scène ?

Jean-Pierre Sarrazac - Tout part pour moi de l'enseignement que j'ai reçu de Bernard Dort et de la revue Travail théâtral qu'il a créé en 1970 et à laquelle il m'a associé dès le départ comme rédacteur. Dans le brechtisme environnant je ne me sentais pas véritablement brechtien. Mes goûts allaient plutôt vers Strindberg et le théâtre de la subjectivité. Dans mon approche de la dramaturgie qui s'opérait au plus près de la scène, un de mes objectifs était de mettre en tension l'idée du théâtre épique brechtien et celle de la subjectivité strindbergienne.
Jacques Lassalle m'avait proposé à l'époque d'être son collaborateur au
Studio Théâtre à Vitry.
En même temps j'ai participé aux activités de l'association "Dramaturgie" avec Jean-Marie Villegier, Valère Novarina et des gens de théâtre français et italiens proche de Strehler. La rencontre de Novarina et la lecture de sa première pièce L'atelier volant que j'ai monté en 1974 a été très importante pour moi. La même année j'ai écrit une première pièce Lazare lui aussi rêvait d'Eldorado qui a été montée en 1976 par Thierry Bosc. Mes débuts donc se sont passés sous le signe de la "dramaturgie pratique" avec pour objectif de faire de la mise en scène et d'écrire des pièces de théâtre sans aucune intention de faire une carrière universitaire.
Je pense que ce qui relie mes différentes pratiques c'est cet esprit dramaturgique qui m'a été insufflé par Bernard Dort, la revue Travail Théâtral et par un retour sur la revue Théâtre Populaire qui représentait pour moi une sorte d'idéal d'intervention critique. Une critique qui se fait à l'intérieur même du théâtre.
L'enseignement à l'Université mais aussi à l'École du T. N. S. et ailleurs, est devenu pour moi une sorte de prolongement de ma pratique. Certes aujourd'hui on peut penser que cet esprit dramaturgique est battu en brèche, personnellement je préfère penser que ce n'est qu'une éclipse provisoire.

I. S. G. - Qu'entendez vous aujourd'hui par l'utopie du théâtre, en l'occurence l'utopie du théâtre critique qui intègre la dimension critique à la fois dans le texte et dans la représentation ?

J.-P. S. - Pour moi le théâtre est un lieu utopique. Michel Foucault dirait hétérotopique. Un lieu où on peut obtenir réparation, faire appel de ce qui ne va pas dans la vie. C'est un lieu de la mise en scène de la catastrophe, de la rencontre catastrophique avec l'autre, y compris l'autre en soi même.
On peut y voir l'aveuglement en pleine lumière, comme disait Barthes, notre propre aveuglement. Pour peu qu'on puisse prendre cette distance critique on peut recouvrer la vue sur ce qui ne va pas dans nos propres existences que ce soit à l'échelle de l'individu ou à l'échelle du politique, lesquels d'ailleurs pour moi s'entre-pénètrent.
J'ai trouvé chez Brecht et chez ses principaux commentateurs en France : Dort, Barthes, Althusser, les développements de l'idée de ce théâtre critique pour mettre en pleine lumière le monde et ses contradictions. En travaillant sur cette idée j'ai pris en compte qu'avec le temps cette utopie d'un théâtre critique a changé. Heiner Müller le manifeste avec force. La vision panoramique critique que l'on pouvait avoir du monde, de ses contradictions, des luttes, n'est plus possible aujourd'hui. On ne peut en avoir qu'une élucidation partielle.
Un écrivain comme Howard Barker montre de façon peut-être excessive, que nous ne pouvons avoir que des visions incomplètes, fragmentaires de ce chaos que nous sommes. Il n'est pas question d'abandonner la posture critique mais le modèle du théâtre critique doit être relativisé : il faut prendre conscience que ce qu'on va voir au théâtre est une énigme et qu'elle ne sera pas complètement résolue par la représentation théâtrale. Le metteur en scène ne va pas démêler tout ce qui est noué dans le texte. Encore faut-il qu'il le mette en lumière au lieu de se laisser aller à cette complaisance redoutable de rajouter l'obscurité à l'obscurité. Je crois toujours à ce dialogue critique avec le spectateur mais je sais qu'il est plus difficile aujourd'hui.

I. S. G. - Pensez-vous que le théâtre a tort de proscrire aujourd'hui la psychologie au profit de la mise en rapport, en situation, de la vision synthétique de la réalité ?

J.-P. S. - Il y a un refus de la psychologie chez Brecht. Les questions de la vie privée comptaient peu pour lui, il en a fait l'impasse. Adamov, après l'influence artaudienne de ses débuts, était proche du théâtre de Strindberg, qu'il a renié dans les années 1950 pour Brecht. Mais dans ses dernières pièces il est revenu à Strindberg en reconnaissant l'influence que celui-ci avait sur lui. Plus, il dit : "Lorsque je voulais liquider la psychologie j'avais tort. Le corps même est psychologie" Il faut une psychologie à la hauteur de notre époque, à la hauteur de l'inconscient.
Adamov s'intéressait à la fois à la pensée de Freud et de Jung. Je pense qu'il faut que le théâtre conjugue le visible et l'invisible, qu'il mette en tension Brecht et Strindberg. Un théâtre qui va voir dans les tréfonds du rapport du couple, du rapport entre parents et enfants, dans ce que Michel Foucault appelait le rapport de bio-pouvoir qui existe entre parents et enfants. C'est-à-dire les luttes, les aliénations, les oppressions, les empêchements de vivre qui se trouvent dans le corps même, dans le plus intime de l'existence. Cet une sorte de spéléologie dramaturgique.
J'ai évoqué Adamov mais il faudrait parler aussi du théâtre de Michel Vinaver ou de celui de Frantz Xaver Kroetz que j'admire profondément. Il donne à voir ces micro-conflits existants entre les êtres ou au sein même d'un être. C'est une sorte de restauration de la psychologie mais une psychologie qui s'articule directement au politique, à la notion foucaldienne du bio-pouvoir.

I. S. G. - L'intime serait ainsi le lieu du nano-politique...

J.-P. S. - Exactement, si on change d'échelle de théâtre. Dans le théâtre de Kroetz il y a des gestus comme dans le théâtre de Brecht sauf que ce sont de tous petits gestus qui passent par l'empêchement à communiquer, par une panne sexuelle, par une quantité de petits raptus de la vie. Brecht insistait sur le gestus. Le théâtre d'aujourd'hui insiste sur le raptus, sur les actes manqués qui nous oppressent. Pour moi l'intime n'est pas tourné vers l'intériorité, c'est la relation avec l'autre, avec les valeurs, avec le monde.

I. S. G. -Comment le théâtre critique implique-t-il le spectateur ? Quelle est sa part active par rapport à la représentation ?

J.-P. S. - Je me souviens que Bernard Dort a travaillé avec ses élèves au Conservatoire sur les pièces didactiques de Brecht. Pourquoi ? Ces pièce abolissent la frontière entre le public et la scène de sorte que l'acteur devient spectateur avancé intervenant, et le spectateur devient pratiquement acteur. Il y a une dialectique entre la place du spectateur et celle de l'acteur.
Je crois qu'une représentation de théâtre réussie fait invasion dans nos vies. Elle continue lentement, subconsciemment son travail.
En parlant de la représentation par Strehler de La vie de Galilée de Brecht, Althusser a dit : la représentation terminée le spectateur porte le spectacle dans sa conscience et le parachève.
Quelquefois je vois un spectacle qui ne m'enthousiasme pas sur le moment et qui ensuite s'empare de moi et m'apporte plus que certaines représentations de théâtre qui donnent une satisfaction immédiate. Je pense que le théâtre est un art de longue durée.

I. S. G. – Est-ce ce que vous appelez la dimension transitive du théâtre par rapport à la représentation et à la vie ?

J.-P. S. - Exactement. Je développe cela dans le livre d'hommage à Bernard Dort Le pouvoir du théâtre, que j'ai dirigé. Je crois que l'homme vit dans plusieurs âges à la fois. Nous avons en nous une part archaïque et une part actuelle. Dans toute bonne représentation de théâtre il y a à la fois cette présence au monde d'aujourd'hui et l'ouverture à la scène originelle du théâtre. Le théâtre est toujours en communication avec ses propres origines et toujours en tension entre le plus archaïque et le plus actuel. C'est ce que j'appelle la longue durée du théâtre. Un des "démons" actuels de notre société c'est la fuite dans l'immédiatement contemporain. Je pense que le théâtre peut être un lieu de résistance à cet hédonisme. C'est en ce sens qu'une grande partie de mon travail porte sur la longue durée des mutations de la forme dramatique, c'est-à-dire des années 1880 à nos jours.
Ainsi par exemple j'ai montré comment Edward Bond renoue, consciemment ou inconsciemment, dans Les pièces de guerre avec l'expressionnisme allemand ou encore la présence de la forme strinbergienne "stationnen drama" chez Koltès dans Roberto Zucco.
Si en musique on reconnaît cet ancrage dans la tradition chez les compositeurs contemporains comme Stockhausen, Boulez, Luigi Nono, en théâtre on a, surtout en ce moment, tendance à l'oublier. En apportant un éclairage sur toute une séquence de mutation dramatique j'essaye de démystifier cet hédonisme qui croit qu'être extrêmement contemporain c'est être dans l'air du temps.

I. S. G. - vous vous référez souvent à Ibsen, Strindberg, Brecht, Beckett, Koltès. En quoi ces auteurs vous paraissent-ils marqueurs de l'évolution de l'écriture dramatique et de son rapport à la représentation et aux spectateurs ?

J.-P. S. - Dans mon tout dernier ouvrage La poétique de l'art moderne j'ai multiplié les références aux auteurs qui comptent pour moi, dont certains mineurs n'ayant qu'une pièce majeure comme par exemple Victor ou les enfants au pouvoir de Vitrac, une œuvre incontournable, décisive.
Il est certain que l'œuvre de Beckett, son effort pour s'appauvrir toujours davantage, aller vers le fragment, des solos extrêmement court, sont fondamentaux. Mais je voudrais contribuer à dissoudre une mythologie en dénonçant cette mystification du théâtre de l'après Beckett. Cela me paraît absurde de faire porter à Beckett la responsabilité du théâtre qui vient après lui. Il y a plusieurs versions de "l'après Beckett". D'après l'une d'elles il a porté le théâtre à l'extrémité du silence signifiant de sorte qu'après lui il n'y a plus d'écriture dramatique possible. Théodore Adorno propose une version plus savante de "l'après Beckett" selon laquelle Beckett a fait une autopsie, une sorte de parodie, de la forme dramatique. Non seulement je ne saurais souscrire à cette idée de la mort de l'art, du drame, mais j'en fais la critique dans mes ouvrages. Je crois que là aussi il faut prendre en considération la plus longue durée. Il y a une mode intellectuelle, d'ailleurs tout à fait justifiée, de l'intertextualité consistant à déceler la présence des textes plus anciens dans le texte d'un auteur. Je propose une sorte d'intertextualité inversée. Trouver par exemple la présence de Beckett dans Strindberg ou dans Shakespeare.
Il me paraît intéressant d'aller dans les deux sens, de voir la présence des auteurs anciens dans les écritures d'aujourd'hui y compris chez Beckett, mais aussi dans les écritures anciennes une sorte d'annonce, d'appel des écritures d'aujourd'hui.
Je travaille sur cette séquence qui va du naturalisme au symbolisme et au théâtre d'aujourd'hui parce qu'il s'y produit un changement des paradigmes de la forme dramatique. À partir du naturalisme qui prend une tranche de vie, un fragment d'une vie sans commencement ni fin, se produit dans l'écriture une césure, une crise qui est très féconde.
On observe ainsi depuis Ibsen, Strindberg, Tchekhov à Vinaver, Koltès, Bond, Lagarce et d'autres un changement dans l'étendue du drame et dans son rythme interne. Avant, selon le principe d'Aristote ou de Hegel, le drame correspondait à un grand retournement du destin du héros qui basculait le temps d'une journée. C'était un épisode dans une vie. Ce qui me frappe dans le théâtre contemporain c'est cette rétrospection, le retour sur le drame d'une vie, d'une vie ordinaire. La matière que nous donnent les pièces est moins spectaculaire, il y a moins de catastrophes. La catastrophe c'est d'être né et dans une société donnée.

I. S. G. - Le théâtre post-dramatique semble être une réponse à la mort annoncée de l'écriture dramatique, du texte. Quelle est votre position à cet égard ?

J.-P. S. - Ma position diverge de celle de Hans-Thies Lehmann en ce qui concerne le post-dramatique que j'appellerais d'ailleurs para-dramatique. J'apprécie les analyses que fait Hans-Thies Lehmann des matériaux para-dramatiques mais ce que je critique c'est l'amalgame entre l'idée de post-dramatique et l'idée de la mort du drame. D'une certaine manière Lehmann se fait disciple d'Adorno en reprenant le slogan de la mort du drame. Je pense que nous nous trouvons aujourd'hui face à une mutation dramatique que j'appelle "aller dans l'infra-dramatique", dans la nano-dramaturgie comme vous le disiez. Beaucoup d'écritures d'aujourd'hui répondent à cet enjeu d'aller dans l'infra-dramatique qui est fait de micro-conflits.
Il n'y a plus aujourd'hui de formes pérennes qu'on puisse reprendre, c'est un laboratoire constant dans une proximité de la scène. Ce n'est pas pour autant que cette écriture perd son autonomie, sa spécificité. Je suis tout à fait dans la lignée de la réflexion de Bernard Dort sur la représentation émancipée.
Déjà à la fin du XIXe siècle on a vu le découplage du drame et du théâtre, Gordon Craig rêvait par exemple d'un théâtre émancipé du drame. Mais ce qui est intéressant c'est que les auteurs n'ont pas dit leur dernier mot. Quelquefois les utopies craigiennees comme la surmarionnette sont réinvesties par des auteurs de théâtre. Maeterlinck au fond n'est pas si loin de Gordon Craig. C'est bien qu'on s'émancipe du logocentrisme qui veut que le drame soit premier et que le spectacle n'en soit qu'une simple traduction. Bien sûr une œuvre dramatique et incomplète, "trouée" comme le dit José Sanchis Sinisterra, une œuvre lacunaire qui a de multiples existences dans différentes représentations.

I. S. G. - Vous avez proposé le concept de rhapsode pour définir le dramaturge de l'avenir et l'écriture dramatique hybride, métissée…

J.-P S. – Rhapsodie qui veut dire coudre ensemble des fragments différents vient des origines de l'art occidental. Le rhapsode dans l'antiquité grecque était tantôt acteur qui se confondait avec le personnage tantôt narrateur qui racontait de façon indirecte.
Il y a des périodes dans le théâtre où la part narrative, épique ou la part lyrique sont très importantes. Le théâtre de Shakespeare, le théâtre baroque, la commedia espagnole en sont des exemples. Je pense qu'à partir des années 1880 jusqu'à aujourd'hui une pulsion rhapsodique est à l'œuvre dans le drame. On le voit bien par exemple dans les textes de Heiner Müller composés de parties épistolaires, dialoguées, de récits, de poèmes, qui s'imbriquent et s'emboîtent.
La rhapsodie n'est pas l'absence de formes mais la forme la plus libre qui mêle les tons, le grotesque, le comique, le tragique et transgresse les genres.

I. S. G. - Quelle est votre position face à la tendance actuelle de supplanter une lecture intellectuelle, critique de la représentation par une relation immédiate, physique, sensorielle aux actions scéniques ?

J.-P. S. - Je suis très ouvert aux expérimentations sauf quand elles sont inintelligibles.
Il y a actuellement un courant se revendiquant de la pensée d'Artaud mais qui en réalité à peu de résonance avec elle, qui veut que tout se passe du corps de l'acteur au corps du spectateur et se propose de produire l'ébranlement du spectateur. Je pense que c'est une secousse pour rien si le théâtre se limite à l'ébranlement physique sans intelligibilité, sans une intellection. Le théâtre n'est pas un tour de manège où on vient prendre simplement des sensations. Il est un lieu de compréhension du monde même si l'on sait qu'elle est difficultueuse. Et je pense que la critique a à cet égard un rôle très important à jouer. Non pas la critique de théâtre mais la critique du théâtre.

I. S. G. – Dans quelle mesure votre réflexion théorique, critique, sur le théâtre se manifeste-t-elle dans votre propre écriture dramatique ?

J.-P. S. – Je me suis souvent demandé si mes pièces étaient véritablement rhapsodiques puisque j'ai beaucoup écrit sur ce phénomène. Ma pièce récente La boule d'or sous-titrée Défaire la conspiration, est une sorte de théâtre – roman, une déconstruction du roman de Paul Nizan La conspiration. Dans ce roman il est question d'un groupe de jeunes gens étudiants de l'École Normale Supérieure qui dans les années 1960 veulent faire la révolution, créer une revue progressiste. Parmi eux il y a un traître qui, méprisé par les autres parce qu'il est fils d'un policier, va dénoncer ses camarades.
Dans ma pièce qui se situe dans les années 1990, les personnages sont des gens d'après mai 68. Ils se retrouvent dans le café La boule d'or qui n'existe plus, convoqués par le traître du roman qui seul est resté fidèle à sa traitrise et obsédé par elle. Cette rencontre va déclencher un drame entre eux.
Dans cette pièce deux régimes d'écriture s'entrechoquent : poétique, en vers, et diverses formes de prose : le journal tenu par l'écrivain, les messages envoyés par internet, la forme épistolaire, la lettre du journaliste annonçant son suicide.
La rhapsodie s'est imposée dans cette pièce parce que j'y ai travaillé sur le matériau de la mythologie d'un roman. Dans mon écriture il y a deux dimensions importantes pour moi : celle de l'intime et du politique imbriqués.
Les personnages de La boule d'or font un bilan de leur vie à un moment où on se dit que si quelque chose peut changer c'est maintenant. Ils sont dans l'intime et en même temps directement dans le politique parce que toute la pièce parle de ce qui reste de l'idéal révolutionnaire de 1968.
Une autre dimension qui m'importe et qui se trouve dans mes pièces par exemple dans Les inséparable, est celle de la parabole que j'ai traité aussi dans un ouvrage théorique. Les inséparables, qui date du début des années 1980 est une pièce sur le retour du fils prodigue.
La parabole, contrairement à ce qu'on pense, n'est pas un mode didactique. J'ai écrit un livre sur trois familles de parabole : la parabole chez Brecht, chez Kafka et chez Claudel. Ce qui me plait dans la parabole c'est qu'on aborde une question extrêmement complexe par l'angle du familier, du simple.
Ainsi par exemple quand Brecht veut parler à ses contemporains de la montée du nazisme il raconte l'histoire de gangsters. Claudel utilise la parabole de la découverte du nouveau monde par Christophe Colomb pour parler d'un autre monde, de l'au-delà.

Propos recueillis par Irène Sadowska Guillon

 
 
 
Congrès
  Détails 24e Congrès
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Le mercredi
12 mars 2008
Certaines informations sur le 24e Congrès de l'AICT, qui se déroulera à Sofia (Bulgarie) du 14 au 20 avril 2008, sont maintenant disponibles. Comme elles nous sont parvenues presque toutes en anglais, elles se trouvent dans la section anglaise de ce site, à laquelle on accède en cliquant sur "English" en haut, à droite de cette page. On y trouvera la programmation théâtrale, ainsi que l'horaire du Congrès et du colloque.
 

Un résumé de pièce nous a aussi été envoyé en français, celui de Macbeth. Le voici.

Depuis des années, la constatation que la troupe de Smolyan aime provoquer le public en fixant périodiquement son regard sur l’avenir et en essayant de marcher sur des chemins vierges, qu’elle oublie toute timidité provinciale et caractère renfermé pour chercher avec audace à concurrencer le processus créatif du Théâtre national, ne peut surprendre personne. Même si les lignes précédentes décrivaient seulement les ambitions du Théâtre de Smolyan, cela ne serait pas mal du tout.

“Macbeth ” est le second spectacle de Diana Dobreva (après “Médée” présenté à l’atelier théâtral “Sfumato”) joué sur la scène de Smolyan.

Il y a un théâtre des paroles qui n’est obligatoirement pas mauvais, sous réserve qu’il s’agit de paroles disciplinées, justifiées par la nécessité, paroles imagées et colorées. Mais je vois parfois tant de paroles inutiles se verser de la scène, que je commence à préférer regarder un spectacle pareil à “Macbeth”, dont l’énigme connue ne sert qu’à ouvrir d’autres portes devant notre imagination. L’imagination est quelque chose de très personnel, et il est très probable que l’intensité de ce processus varie d’un homme à l’autre. Et Diana Dobreva devrait s’y rendre compte. Comme peut-être se rend-elle compte que son nom est devenu la marque d’un type spécifique de théâtre!

Nikola Vandov
Journal “Kultura”, 2007

 
 
 
Festivals
  Festival international Shaxpir
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Le samedi
08 mars 2008

Voir dans la page anglaise la description de ce festival qui a lieu en Autriche.

 
 
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Nécrologie
  Décès d'un critique belge
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Le jeudi
06 Mars 2008

Wim Van Gansbeke

Le critique de Théâtre Wim Van Gansbeke est décédé à Bruxelles - Né en 1938, il a fait des étudies à Gand. A partir de 1962, il a travaillé pour la radio. En 1989, il devient critique de théâtre pour le journal Le matin. Van Gansbeke était une autorité parmi les critiques de théâtre flamands et il a été un grand défenseur du renouvellement dans le théâtre. Il avait 70 ans.

Jetty Roels
ITI Centre Flamand
Vice président

 
 
 
Stages à venir
  Stage à Wiesbaden
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Le lundi
18 février 2008

Un stage pour « nouveaux critiques » (35 ans ou moins) aura lieu en Allemagne en juin 2008. Une partie du transport jusqu'à destination sera assurée par les organisateurs. Le stage aura lieu en anglais et en allemand. Prière de voir les détails dans la partie anglaise de ce site, en cliquant sur « English » en haut à droite de cette page.

 
 
 
Festivals
  Festival BITEI 2008
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Le mercredi
13 février 2008

Voir dans la section anglaise de ce site Web.

 
 
 
Festivals
  Festival à Bratislava
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Le jeudi
07 février 2008

Voir l'information dans la section anglaise.

 
 
 
Publications
  Livre de Gianni Poli
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Le mercredi
06 février 2008
Notre collègue de la section italienne Gianni Poli annonce la parution du premier tome de son livre

Scena francese nel secondo Novecento. Jean Vilar - Jean-Louis Barrault, Il melangolo, Genova, 2007.
 
 
 
Congrès
  24e Congrès à Sofia
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Le mercredi
28 novembre 2007

Voici le formulaire d'inscription pour le congrès de Sofia, qui aura lieu du 14 au 19 avril 2008.

 
 
 
Documents
  Download FORMULAIRE D'INSCRIPTION
 
 
Nécrologie
  Décès de Milan Lukes
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Le jeudi
27 septembre 2007

Milan Lukes fut pendant quelques années représentant de la République tchèque au Comité exécutif de l'AICT. Un avis de décès et un rappel de son parcours se trouvent sur la section anglaise de ce site.

 
 
 
Anniversaire
  Les 50 ans de la section polonaise
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Le mercredi
05 septembre 2007

Voir la partie anglaise de ce site.

 
 
 
Publications
  Livre de John Elsom
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Le mardi
04 septembre 2007
Le président honoraire de l'AICT John Elsom annonce la parution en septembre 2007 de son dernier livre, Missing the Point.
On peut en savoir davantage sur le site: www.missingthepoint.co.uk
 
 
 
Festivals
  Festival à Budapest
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Le samedi
04 août 2007

Information disponible seulement dans la section anglaise.

 
 
 
Varia
  La Chine continentale à l'AICT
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Le mardi
03 juillet 2007

Une nouvelle association de critiques de théâtre a été fondée en Chine, avec son siège social à Pékin. Le président de l'AICT  Ian Herbert, et le vice-président Yun-Cheol Kim ont assisté à l'événement fin juin. La nouvelle association, qui comprend actuellement 21 membres, fait partie de l'Association régionale de critiques de théâtre d'Asie. Le président de la future section chinoise de l'AICT est Zhang Xian, doyen du Département de littérature de l'Académie centrale de théâtre de Pékin. Le comité exécutif de l'AICT, qui se réunira à Saint-Pétersbourg en octobre 2007, se prononcera sur cette nouvelle section nationale, puis, soumettra sa décision au congrès de Sofia pour approbation.

Dans la photo ci-jointe, on voit les membres de l'Association chinoise des critiques de théâtre,
avec le président de l'AICT Ian Herbert et le vice-président Yun-Cheol Kim, au centre.
 
 
 
Nominations
  Nouveau secrétaire général adjoint
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Le samedi
30 juin 2007

À  la réunion du comité exécutif de Salonique, le 26 avril 2007, il a été résolu de nommer un adjoint au secrétaire général. Il s'agit d'Ivan Medenica, délégué de la Serbie à l'AICT. On trouvera le procès-verbal de la réunion de Salonique sur ce site, à Archives & Documents /Comex/ Salonique, et  les coordonnées du nouveau secrétaire général adjoint dans la section« Qui nous sommes», à Serbie.

Ivan Medenica, PhD, est professeur d'histoire du théâtre à la Faculté des arts dramatiques de Belgrade, critique de théâtre dans un hebdomadaire de Belgrade, Vreme, et directeur artistique du Festival Sterijino pozorje de Novi Sad.

 
 
 
Colloques
  Colloque de Salonique, 2007
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Le samedi
30 juin 2007

Les textes du colloque de Salonique, « Qui a besoin des prix? » sont sur ce site en anglais. Cliquer sur Archives et Documents, puis, sur Symposiums et Salonique 07, dans la section anglaise de ce site.

 
 
 
Stages à venir
  Nouveaux stages jeunes critiques
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Le samedi
30 avril 2007

Stage pour jeunes critiques au Festival Mercosur, à Cordoba, Argentine
1er - 7 octobre 2007

Pendant la première semaine d’octobre, un stage de l'AICT pour jeunes critiques de théâtre se déroulera à Cordoba,à l'invitation du Festival de Teatro del Mercosur, un festival international marqué par une forte présence du théâtre d’Amerique Latine. Cordoba, au centre de l’Argentine, deuxième ville du pays, offre une riche vie théâtrale. Le festival presentera des spectacles du Mexique, du Pérou, de l'Équateur, de Bolivie, du Chili, du Brésil et d'Uruguay, ainsi que des productions d’Espagne, de France et d’Allemagne.
Le stage se concentrera sur le théâtre contemporain et les nouvelles réalités théâtrales. Les langues de travail seront l'anglais et l'espagnol pour les dix jeunes critiques étrangers qui travailleront avec un groupe de jeunes Argentins. Les participants devront financer leur voyage jusqu'á Cordoba, mais le festival leur offre généreusement logement, repas et billets de théâtre. Le travail du stage se déroulera pendant quatre à cinq heures tous les matins; suivront quelques heures libres  l’après-midi, et le soir sera consacré aux spectacles.
Le stage sera dirigé par Margareta Sörenson, critique de théâtre et de danse suédoise, directrice des stages pour les jeunes critiques et vice-présidente de l’AICT. Elle sera assistée par un critique argentin. Les candidatures devront être présentées à Margareta Sörenson, soerenson@swipnet.se, au plus tard le 31 août. Une recommandation du candidat par sa section nationale de l'AICT est obligatoire. Les participants acceptés seront annoncés pendant la première semaine de septembre. Toutes les communication se feront par courriel.

Stage pour jeunes critiques à Santiago de Compostela, Espagne, 23-27 octobre 2007

L’AICT organise un stage pour jeunes critiques de théâtre à Santiago de Compostela, en Galice, au nord-ouest de l’Espagne. L’hôte  du stage est le festival Feira de Teatro de Galicia, avec le soutien de l’Instituto Galego das Artes Escénicas e Musicais. Sont également partenaires l’Association espagnole des metteurs en scène (ADE, sa section des Études théâtrales, qui est la section espagnole de l’AICT) et l’École supérieure d’art dramatique de Galice.
La 15ème édition du festival Feira do Teatro de Galicia, soutenu par le Consellería de Cultura e Deporte et l’Instituto Galego das Artes Escénicas e Musicais, se consacre à une vaste diffusion d’œuvres créées par des compagnies de théâtre de Galice et de toute l’Espagne. Les lieux d’accueil sont également très variés, allant des salles traditionnelles aux bars ou tabernas.
Le stage se déroulera du 23 au 27 octobre (date d’arrivée: le 22, date du départ : le 28). Les 16 participants du stage recevront gratuitement le logement (éventuellement en chambre partagée), les repas, les billets de théâtre et le transport de l’aéroport à la ville. Les heures de travail seront tous les jours de 10 h à 14 h. Les langues de travail pour ce stage seront l’anglais, le portugais et le galicien, et le stage sera dirigé par Paulo Eduardo Cavalho, de l’Association portugaise des critiques de théâtre,  directeur adjoint des stages internationaux de l’AICT.

Il faut envoyer sa candidature directement à Paulo Eduardo Carvalho, pauloec@netcabo.pt avant le 30 juin. La recommandation d’une association nationale de l’AICT est obligatoire.
 
 
 
Congrès
  24e Congrès: Sofia, avril 2008
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Le mercredi
28 février 2007

Nous avons le plaisir d' inviter tous les critiques de théâtre au 24e congrès de l’AICT qui aura lieu à Sofia, en Bulgarie, du 14 avril 2008 (date d’arrivée) au 20 avril 2008 (date de départ). La 12e remise du prix Europe pour le théâtre aura lieu à Salonique (ou Thessalonique, Grèce) juste avant le congrès, soit du 9 au 13 avril 2008. Nous essaierons de réserver un autocar pour permettre aux délégués se rendant d’abord à Salonique de franchir la courte distance jusqu’à Sofia.

Ci-dessous, l'appel de communication du congrès.

En cliquant sur «English» en haut, à droite de cette page, vous trouverez  l’invitation officielle du ministre de la Culture de Bulgarie.

Prière d'envoyer toute proposition d'exposé à  Kalina Stefanova, responsable des colloques de l'AICT, kalina@eurointegra.com, ou à : Krasimira Filipova,
Director of Theatre, Variety and Circus Department
Ministry of Culture of The Republic of Bulgaria
e-mail: k_filipova@abv.bg;
tel.: +359 02 987 89 22; fax: +359 02 980 49 88
***

Théâtre et humanisme dans un
monde de violence

À une époque où la vie humaine est de plus en plus dévaluée et où les êtres humains deviennent jetables, le XXIVe congrès de l’Association internationale des critiques de théâtre propose d’étudier la violence au théâtre et la manière dont la critique y répond.

Qu’est-ce qui rend aussi sexy la violence sur scène aujourd’hui ? Jusqu’à tout récemment, la violence gratuite se trouvait surtout dans le cinéma de série B et dans les romans de gare. Qu’est-ce qui a fait en sorte que le théâtre a suivi ? Quels sont, sur le public, les effets du théâtre de violence ? Est-ce que cela ne pousse pas au conformisme ?

Y a-t-il encore de la place pour l’humanisme, parmi tous les « ismes » postmodernes, y compris le théâtre post-humain ou méta-humain ? Quel lien existe-t-il entre la violence et l’esthétique de la laideur ? Comment le théâtre s’oppose-t-il au droit du plus fort (et à la violence qui en découle), qui est devenu la norme aujourd’hui sur la scène mondiale ? Et comment le théâtre et les critiques peuvent-ils contribuer à préserver les valeurs d’humanisme sur scène et au-delà ? Devraient-ils même essayer ?

Nous vous invitons à proposer une communication sur ce thème, à partir d’exemples provenant du théâtre de votre pays ou d’ailleurs.
 
 
 
Colloques
  Colloque à Salonique (Grèce)
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Le lundi
26 février 2007

Un colloque aura lieu à Salonique à l'occasion de la remise du prix Europe pour le théâtre, soit le 26 avril 2007, juste après la cérémonie d'ouverture. Bienvenue à tous.

QUI A BESOIN DES PRIX ?

Dans un monde mené par la gloire, les prix sont devenus une des expressions les plus courantes de la « réussite », mais ils en sont aussi venus à représenter le caractère superficiel et éphémère du succès. Est-ce que les jurys, les conseils et les académies qui choisissent les gagnants se soumettent parfois trop à la mode, à la superficialité et au provisoire ? En d’autres mots, est-ce que notre époque n’a pas dévalorisé la signification traditionnelle des prix en tant que reconnaissance de réalisations exceptionnelles ?
Certes, les prix nous ouvrent toujours des portes et transforment notre vie. Mais est-ce que les gagnants changent aussi la vie de leur public ? Est-ce que les jurys confondent des gestes de pure spéculation avec des coups de génie, des effets spectaculaires mais superficiels avec l’innovation, suscitant encore plus de distance entre le public et l’art ? Des prix littéraires accordés avec grand bruit à des livres illisibles ont certainement eu un tel effet. Mais qu’en est-il au théâtre ?

Et comment le théâtre se compare-t-il au cinéma, où les prix (et leurs cérémonies) ont souvent servi d’antidote à des tendances et à des gestes politiques outranciers ?  Certains prix en théâtre ont servi à contrer une critique défavorable, suscitant un effet contraire sur le sort d’un spectacle. Mais la plupart du temps, ne causent-ils pas un enflement de la tête, dans le cas des jeunes artistes, et le sentiment de devenir « intouchable » dans le cas des artistes plus âgés ?

Il peut être aussi difficile de se reposer sur ses lauriers que de ne jamais recevoir les lauriers que l’on mérite ou de devoir regarder ceux des autres.

L’AICT invite ses membres, avec tous les participants et les invités du Prix Europe pour le théâtre, à prendre part à une discussion sur ces sujets. Ce colloque constituera l’activité d’ouverture des cérémonies de la remise du Prix Europe pour le théâtre, à Salonique, le vendredi 26 avril. Le format sera le même que pour le colloque qui a eu beaucoup de succès à Turin, en mars 2006. Quatre critiques de différents horizons présenteront de courts exposés, qui seront suivis d’une discussion avec la salle. Nous aurons aussi l’occasion de discuter brièvement du thème du colloque de 2008, qui sera inscrit dans la programmation de l’Année de l’Union européenne sur le dialogue interculturel.
 
 
 
Colloques
  Colloque à Almada, juillet 2007
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Le mercredi
21 février 2007

Paulo Eduardo Carvalho, de la section portugaise de l'AICT, nous fait part d'un colloque à Almada, en juillet 2007.
Cliquer sur «English», en haut, à droite, pour en savoir plus.

 
 
 
Stages à venir
  Stages / jeunes critiques en 2007
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Le mercredi
14 février 2007
Novi Sad (Serbie) – Mai : Vous pouvez présenter votre candidature!
Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) - Octobre
Cordoba (Argentine) - Octobre
(Un autre stage est aussi prévu à Vigo -- Espagne --  en 2008.)


STAGE POUR JEUNES CRITIQUES DE THÉÂTRE À NOVI SAD

Le festival Sterijino pozorje de Novi Sad (Serbie),  est devenu un carrefour du théâtre contemporain,. Novi Sad est une charmante ville universitaire située sur le Danube, à deux heures de route de Belgrade,  qui possède son propre théâtre national. Le festival est prêt à accueillir l’AICT pour un stage de jeunes critiques de théâtre entre le 28 mai et le 2 juin 2007. (Date d’arrivée le 27 mai, date de départ le 3 juin). 15 participants, 10 de l’étranger et 5 de Serbie, seront les bienvenus pendant la première semaine du festival.

Consultez <http://www.pozorje.yu>  après la mi-mars pour  avoir la programmation du festival.

Le thème du stage est Dans/Hors du contexte (« IN/OUT of context ») et se concentrera sur la problématique du travail des critiques de théâtre pendant les festivals internationaux, dans un contexte nouveau. Des artistes de renom circulent de plus en plus ; les critiques comme le public ont donc l’occasion de voir des spectacles venus du monde entier.
Comment évaluer le contexte local ? Comment appréhender un spectacle venant d’un autre milieu que le sien ? Comment faire part de ses impressions ?

Le stage sera dirigé par Jean-Pierre Han, critique francais, qui travaillera avec les participants francophones et avec Andrea Tompa, critique hongroise, qui travaillera avec les stagiaires anglophones. L’hôte du stage, qui est le festival, prendra en charge le logement, les repas et les billets de théâtre. Le voyage jusqu’à Belgrade aller et retour est sous la responsabilité des participants. Un service de navette sera organisé par le festival pour le transport jusqu’à Novi Sad.

Les candidatures pour ce stage doivent être envoyées par courriel (uniquement) à Jean-Pierre Han, jp.han@free.fr avant le 15avrll2007, et devront être accompagnées d’une recommandation de la section nationale de l’AICT à laquelle appartient le participant.
 
 
 
Colloques
  Colloque de St-Pétersbourg
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Le mercredi
31 janvier 2007
Colloque de St-Pétersbourg

Les Actes du colloque de St-Pétersbourg, qui a eu lieu les 9 et 10 octobre 2006, dans le cadre du Festival de la Maison balte, se trouvent dans la section anglaise, à l'onglet Archives & Documents -- Symposiums.

Thème du colloque: « Est-ce que vous me suivez ? »
ou
LA COMMUNICATION ENTRE LES GÉNÉRATIONS THÉÂTRALES

Voici l'exposé présenté en français, celui du Québécois Raymond Bertin. Les autres se trouvent dans la section anglaise de cette page, à laquelle on a accès en cliquant sur «English», en haut à droite.

LE TEMPS NE FAIT RIEN A L’AFFAIRE
Par Raymond Bertin

Quand ils sont tout neufs / Qu’ils sortent de l’œuf, / Du cocon, / Tous les jeunes blancs-becs / prennent les vieux mecs / Pour des cons. / Quand ils sont devenus / Des têtes chenues, / Des grisons, / Tous les vieux fourneaux / Prennent les jeunots / Pour des cons.  (Georges Brassens, Le temps ne fait rien à l’affaire)

Mes expériences me portent à penser qu’il n’y a pas de conflits de générations chez les artistes de théâtre au Québec. Si le conflit est à la base de toute œuvre théâtrale, ce n’est pas le théâtre, art éphémère s’il en est, qui génère ou engendre les conflits. Et certainement pas de conflits de générations. Nous avons au Québec de très beaux exemples de collaboration intergénérationnelle chez les artistes! Je pense aux aveux de bonheur et de complicité des comédiennes de 30 à 70 ans de la production d’Albertine, en cinq temps, de Michel Tremblay, mise en scène par Martine Beaulne, elle-même une enfant de la balle qui a écrit un très beau livre sur sa pratique de metteur en scène1; je pense à Tout comme elle, un spectacle de la metteure en scène Brigitte Haentjens qui réunit 50 comédiennes de toutes générations, dont la doyenne de notre théâtre, Janine Sutto, véritable trésor national qui, à 85 ans, joue encore et suit la vie théâtrale avec avidité. Pour qu’il y ait conflit, il doit y avoir césure de quelque chose, rupture de la tradition. Bien sûr, de grands artistes, tels Peter Brook en France ou Jean-Pierre Ronfard au Québec, ont brassé la cage du théâtre, et d’autres, comme Denis Marleau, Robert Lepage et Wajdi Mouawad, parmi les écrivains scéniques2 québécois qui rayonnent sur la scène internationale, continuent de bousculer les conventions, de renouveler le langage théâtral et d’imposer une exigence certaine à la perception du public. Et à celle des critiques, qui sont bien obligés de « suivre » les artistes! Dans une certaine mesure, les générations de critiques suivent, accompagnent, défendent et pourfendent les artistes de leur propre génération, les jeunes critiques poussant – dans les deux sens du terme : croissance de la jeune pousse et poussée au cul pour prendre la place – derrière les critiques d’expérience de la même manière que les créateurs novices vont enfoncer des portes (ouvertes parfois…) avec une force vitale, une énergie que leurs aînés n’ont plus. Il peut paraître rassurant, pour les jeunes théâtreux, de voir que les générations de journalistes suivent les générations d’artistes. Ainsi, le jeune critique d’un journal étudiant écrivant sur le spectacle de créateurs en herbe pourra, lorsqu’il sera en poste dans un média plus important, écrire sur ces artistes dont il a vu jadis les premières œuvres créatrices…
Mais la tradition, chez nous, est jeune, comme toute notre société. Les vieux critiques sont rarissimes; il y a bien quelques salariés des grands médias – qui peuvent passer du jour au lendemain de la couverture des sports ou des chiens écrasés à celle du théâtre, et vice versa – mais la plupart des critiques ayant choisi le théâtre sont pigistes. Professeurs, chercheurs ou journalistes généralistes, ils pratiquent la critique en deuxième ou troisième emploi et, faute de pouvoir en vivre décemment, n’y persistent pas bien des années. Et bien que certains de leurs camarades soient déjà disparus, les plus âgés parmi nos comédiens et metteurs en scène sont les pionniers de cette tradition théâtrale qui se construit encore. Nous commençons à peine à nous reconnaître un répertoire, avec ses classiques qu’on peut reprendre. Chez nous, le théâtre se résume le plus souvent, et ce dynamisme créatif en est certainement le meilleur atout, à la création de nouvelles œuvres. Plusieurs d’entre eux et elles – car nous avons d’autres magnifiques vieilles comédiennes actives! – sont des modèles de vitalité, de curiosité, d’audace, et une constante source d’inspiration pour les jeunes. La notion de transmission apparaît souvent au cœur du discours des artistes que j’ai interrogés au fil des ans.

Même chose du côté des étudiants de l’École nationale de théâtre du Canada, qui se voient comme les membres d’une grande famille, constituée des professeurs et des anciens élèves de l’école qui, tout en menant une carrière professionnelle, ont maintenu un lien privilégié avec l’école, reviennent y enseigner, servent souvent de passeurs entre les jeunes finissants et le marché du travail.

Il est vrai que le marché du théâtre québécois, restreint, force de nombreux praticiens, qui n’ont pas la chance de connaître le succès populaire à la télévision et au cinéma – où l’on ne retrouve qu’une poignée d’acteurs, toujours les mêmes, « valeurs sûres » plébiscitées par le public et les producteurs sans imagination –, à se tourner vers l’enseignement. Certains observateurs prétendent en ce moment qu’il y a trop d’écoles de théâtre au Québec. Qui déversent chaque année sur le marché du travail des dizaines de comédiens qui ne trouveront pas d’emploi. Qui formeront de petites compagnies pour créer leurs spectacles. Qui se donneront la parole sinon les moyens et qui, après un, deux ou trois spectacles, demanderont des subsides qu’on pourra difficilement leur refuser. Mais pour nourrir cette belle jeunesse qui revendique sa place au soleil, faudra-t-il réduire la part du gâteau octroyée aux compagnies institutionnalisées, aux artistes établis ? Là pourraient naître d’éventuels conflits de générations…
Dans le milieu du théâtre jeunes publics, très dynamique au Québec, les fondateurs de compagnies qui comptent aujourd’hui vingt, trente ans d’existence, qui ont donné leur vie à leur art, sont très inquiets, craignent la disparition de leur compagnie, l’arrêt de ses activités lorsqu’ils se retireront. D’autres y ont réfléchi et travaillent sérieusement à former une relève qui pourra reprendre le flambeau. Le phénomène des jeunes compagnies accueillies en résidence par les compagnies institutionnelles, ou de jeunes auteurs en résidence d’écriture dans des compagnies même sans grands moyens, est de plus en plus fréquent, mais pas assez encouragé par les instances subventionnaires.

Il y a, bien sûr, toute une jeunesse créatrice qui se bat et revendique une reconnaissance (et les moyens qui viennent avec), mais leurs critiques vont au système de production et de subvention qui les exclut plutôt qu’à leurs aînés. Certains d’entre eux plaident pour une remise à jour du discours critique, adapté à une société ouverte qui change à une vitesse folle – dont la diversité ethnoculturelle, notamment, explose, entraînant de profondes secousses dans le sol des valeurs historiques (même de courte tradition) –, au même titre qu’ils plaident pour un renouveau des formes et des discours artistiques.3 Mais s’ils râlent, avec raison, contre « la » critique, c’est d’impuissance, d’absence de réel pouvoir de changer un système qui a permis au Québec de devenir la société occidentale où la propriété des entreprises de presse est le plus concentrée entre quelques mains. Les grands médias ne sont pas nombreux et les organes de presse (journaux, magazines, radio, télé) appartenant à un même groupe, où l’on repique les textes et les reportages, où l’on joue avant tout les vedettes et l’événement mondain, où les mêmes chroniqueurs interviennent sur les diverses tribunes du groupe, chaque voix devenant interchangeable, le rôle du critique – un mot à toutes fins disparu de l’univers télévisuel, où l’on préfère demander à un artiste d’une autre discipline de « livrer ses impressions » sur une œuvre que de faire appel à un critique professionnel, et en partie de l’univers radiophonique (depuis la disparition de la Chaîne culturelle de Radio-Canada) –, le rôle du critique se réduit de plus en plus à paraphraser les communiqués de presse des compagnies, à promouvoir les « produits » de « l’industrie culturelle » plutôt qu’à analyser, discuter, apprécier une œuvre d’art. Phénomène, tendance lourde qui n’est pas unique au Québec.

S’il faut tout de même faire quelque reproche aux jeunes critiques – la majorité de ceux qui sont en poste actuellement sont jeunes –, ce serait un manque de courage pour se démarquer par des prises de position fermes, une trop grande timidité à interroger le travail des artistes qu’on admire, qu’on aime (car nous aimons nos artistes!). Il y a aussi chez certains d’entre eux une ignorance du passé, un manque de connaissance de notre histoire théâtrale, de l’importance qu’ont pu avoir certains metteurs en scène et comédiens.4 Une véritable formation académique pour les critiques de théâtre, inexistante chez nous, comblerait sans doute ce manque. En attendant, la plupart des papiers qu’on peut lire sur un même spectacle ont étonnamment le même ton, livrent les mêmes informations, portent à peu près les mêmes jugements. Une telle unanimité peut inquiéter et démobiliser le public lecteur qui y perd l’intérêt. Mais il ne faut pas généraliser, car comme dit la chanson de Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire / Quand on est con, on est con / Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père / Quand on est con, on est con. » L’état actuel de la critique au Québec étant au plus bas, il y a de l’espoir. L’espoir d’un renouveau, de l’arrivée de médias alternatifs underground : journaux et radios communautaires, étudiants ou universitaires, blogues et webzines qui permettront l’émergence de jeunes critiques de talent. Car la jeunesse créatrice, elle, continue de pousser, d’inventer le théâtre d’aujourd’hui et de demain malgré la faiblesse de la couverture médiatique dont elle bénéficie.
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1 Le Passeur d’âmes. Genèse et métaphysique d’une écriture scénique, Montréal, Leméac Éditeur, 2004.
2 Terme que j’emprunte à Michel Vaïs, auteur de l’Écrivain scénique, Montréal, Presses de l’Université du Québec, 1978.
3 Voir par exemple l’article d’Olivier Kemeid, « Pour le théâtre contre », dans Jeu 120, 2006.3, p. 105-110.
4 Le projet de Dictionnaire des artistes du théâtre québécois piloté par la revue Jeu, dont la parution (prévue pour l’automne 2007) doit marquer le trentième anniversaire, vise notamment à pallier cette absence de mémoire.

Raymond Bertin Né à Rimouski en 1957, il fut comédien avant de s’établir à Montréal au début des années 1980. Détenteur d’un baccalauréat en art dramatique de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), il fait carrière comme journaliste, critique de théâtre et de livres depuis vingt ans. Il collabore au Magazine de l’École nationale de théâtre du Canada, ainsi qu’à plusieurs magazines généralistes. Il fut rédacteur pour plusieurs compagnies de théâtre, conseiller dramaturgique au Centre des auteurs dramatiques (CEAD), puis réviseur pour l’édition de pièces de théâtre sur le site de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD). Il a joint la rédaction de la revue Jeu en septembre 2005.
 
 
 
Congrès
  Textes du colloque de Séoul
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Le mercredi
03 janvier 2007
Tous les exposés du Congrès extraordinaire qui s'est tenu à Séoul à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'AICT se trouvent maintenant sur ce site Web. Cliquer sur Archives/Congrès/Séoul/ et Colloque de Séoul (ou Congresses/Seoul et Seoul Symposium en anglais). Les textes en français sont sur le site francophone et ceux en anglais sont sur le site anglophone. Sur le site anglophone, l'exposé de la Chilienne Carola Oyarzún se trouve dans un document séparé des autres.
 
 
 
Congrès
  Compte rendu du stage de Séoul
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Le mardi
05 décembre 2006

Critique théâtrale, nouvelle critique et jeunes critiques

NOTE: À la suite de ce stage, les jeunes critiques ont ouvert un site Web: <http://www.extraordinary-young-critics.org>.

Une session extraordinaire de stage pour jeunes critiques s’est déroulée durant le Congrès extraordinaire de l’AICT qui s’est tenu à Séoul en octobre dernier. Finalement 17 jeunes critiques ont été sélectionnés : presque tous avaient précédemment déjà participé à des stages que l’AICT organise régulièrement quelquepart dans le monde.

Nous avons travaillé, chaque après-midi, en courtes sessions en nous focalisant, pour une fois, non pas sur les spectacles que nous avions pu voir, mais sur les questions concernant notre métier et nous avons évoqué les conditions de travail dans nos pays respectifs.

Lors de la présentation finale des travaux devant tous les membres de l’association le 25 octobre, les stagiaires ont tenté de rassembler et de mettre en exergue les idées qu’ils considéraient comme essentielles. Ils ont notamment mis l’accent sur le développement des nouveaux médias, ont parlé de l’Internet et des blogs. Les jeunes critiques ont été formels sur un point : l’AICT doit tenir compte de cette évolution des médias et faire en sorte de mieux intégrer en son sein les jeunes critiques.

De nombreuses questions ont été soulevées qui ont été rassemblées en quatre chapitres.

1) Le pluralisme

Il est temps de s’ouvrir au pluralisme, de cesser d’ignorer la très riche variété des médias. Le support papier (les journaux) demeure prestigieux, mais Internet touche désormais spectateurs et lecteurs (des lecteurs parfois interactifs), les jeunes générations. Il est temps que l’AICT accepte en son sein des critiques œuvrant dans ces nouveaux supports. Qu’elle les recherche et les joigne.

Cette « démocratisation » de la critique pose un certain nombre de questions qui méritent d’être débattues. Toutes les opinions sont-elles acceptables ; ont-elles toutes la même valeur ? N’y a-t-il aucune règle concernant la critique théâtrale dans ces nouveaux médias ? Il est nécessaire d’avoir des discussions sur de telles questions.

À l’AICT la définition de la critique théâtrale doit à la fois embrasser la critique académique, la critique journalistique et tout autre type de critique. D’un pays à l’autre la définition de la critique change, mais ce sont toutes les traditions critiques qui doivent être accueillies.

2) La qualité

Tout le monde peut-il être critique ? Qui s’arroge le droit de se proclamer critique ? Internet permet à tout un chacun de s’exprimer. La démocratie le veut, mais c’est également un défi pour notre profession. Nous ne pouvons que mettre en avant nos connaissances et notre capacité à nous exprimer pour toucher le public et les gens de théâtre. Non contents d’avoir des connaissances littéraires liées à la vie théâtrale, nous devons aussi avoir une idée du contexte social, entre passé et futur, etc.

Suggestion a été faite par les jeunes critiques de faire paraître (et faire circuler) une lettre, mensuelle au départ, relatant ce qu’il y a de nouveau, d’intéressant, d’important dans la vie théâtrale là où ils vivent et travaillent.

3) L’éthique

Avec les nouveaux médias, la question des droits des auteurs va connaître certains développements, mais d’une manière générale que ce soit sur Internet ou dans tout autre publication, la question demeure la même. Les lois internationales, les juridictions nationales doivent être respectées. L’AICT doit défendre ses membres et leur possibilités à travailler. Nous devons également mettre l’accent sur les « vertus » de notre profession : le sérieux, la qualité, la continuité.

4) Genre, âge, équilibre, etc.

L’AICT doit tenir compte du fait qu’aujourd’hui nombre de critiques sont des femmes ; dans un souci de juste égalité elle doit aussi être attentive à l’équilibre entre le monde occidental et le reste de la planète, à l’équilibre entre les différentes générations de critiques. Tout ceci doit être mis en discussion dans les sections nationales et à l’ex-com.

Quelques propositions:

Une lettre 'bulletin' des jeunes critiques (voir ci-dessus)
Les jeunes critiques pourraient diriger eux mêmes certains stages
Stage spécial sur la question des genres
Stages dirigés par des moniteurs « extérieurs » (Kristeva a été mentionnée)

Les sites et les blogs critiques doivent être représentés au Comex.

Des représentants des jeunes critiques doivent être représentés dans les réunions du Comex.

Discussions et propositions présentées par Margareta Sörenson, responsable des stages de jeunes critiques de l’AICT.
(Traduction par Jean-Pierre Han)

 
 
 
Congrès
  Lettre de Y-C Kim
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Le mardi
28 novembre 2006
Voir dans la page anglaise...
 
 
 
Revues
  Réseau de revues de théâtre
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Le dimanche
24 septembre 2006
Réseau d’échanges de revues théâtrales

L’Association internationale des critiques de théâtre lance un projet d’échanges d’articles entre les revues théâtrales qui sont publiées dans les pays membres de l’AICT.

L’objectif de ce projet est de diffuser davantage d’information sur les activités dans le monde du théâtre et d’améliorer la réflexion à l’échelle internationale, par des professionnels, sur le théâtre contemporain.

Par ces échanges, les revues théâtrales nationales de plusieurs pays pourront élargir l’accès à la médiatisation de leurs spectacles et de leurs festivals, en attirant de nouveaux lecteurs situés hors de leur zone de diffusion et de leurs frontières linguistiques. Quant aux artisans des revues et aux internautes consultant le site de l’AICT, ils trouveront facilement des analyses sur les autres cultures théâtrales, par des experts de divers pays.

Les échanges de contenu seront illimités et gratuits pour toutes les revues désirant faire partie du réseau. Les revues participantes placeront sur le site Web du réseau (qui sera logé sur celui de l’AICT) un sommaire commenté du contenu de leur dernier numéro, en français et en anglais. La conception de la page et la traduction du sommaire seront à la charge des revues qui enverront leurs textes à l’AICT. Chaque revue devra aussi mettre à jour régulièrement sa page, qui pourra inclure un hyperlien vers son site Web et/ou une formule d’abonnement.

Les revues désirant pousser plus loin pourront signer une entente pour l’échange gratuit d’articles. Dans ce cas, toute revue membre du réseau pourra commander d’une consœur des articles en vue d’une traduction et d’une nouvelle publication. Ces revues pourront aussi librement placer sur le site Web, dans leur langue d’origine, un ou des articles complets susceptibles d’intéresser un lectorat international, afin que toute revue du réseau puisse les télécharger directement, pour les traduire et les republier, avec mention de la source.

À mesure que le réseau se développera, les revues membres pourront, par exemple, s’entendre pour commander des articles sur des sujets particuliers à des partenaires d’autres revues, peut-être en échange d’articles de leurs propres collaborateurs.

L’AICT entend également contribuer à l’offre d’articles, en plaçant sur son site des annonces de prix et de jurys, et des communications présentées à ses colloques ou à ses congrès. Ces éléments pourront être librement téléchargés par les revues participantes.

En conséquence, l’AICT lance un appel à toutes les sections nationales afin qu’elles vérifient l’intérêt des revues théâtrales de leur pays pour ce projet, et qu’elles envoient l’information pertinente et toute autre suggestion au Comité exécutif de l’AICT, avant le Congrès de Séoul.

D’ici au 1er septembre 2006, les sections nationales sont invitées à choisir et à recommander des revues théâtrales de leur pays, parmi celles qui sont intéressées à prendre part à l’échange.

Prière d’écrire au Secrétaire général de l’AICT, Michel Vaïs: <vais@ca.inter.net>

La mise sur pied du réseau des revues théâtrales fera l’objet d’une séance de travail pendant le Congrès de Séoul. Les représentants des sections nationales pourront alors présenter leurs revues. Plus tard, les revues participantes pourront prendre contact directement avec le gestionnaire du site, sous le parapluie de l’AICT.
 
 
 
Prix
  Premier prix Thalie
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Le mardi
22 août 2006
COMMUNIQUÉ - Premier prix Thalie de l’AICT

Le premier lauréat du prix Thalie de l’Association internationale des critiques de théâtre est ERIC BENTLEY. Il sera invité au Congrès du  50e anniversaire de l’Association, qui aura lieu en octobre prochain à Séoul, en Corée, où le prix lui sera remis par le ministre de la Culture de ce pays.
Le prix consiste en une canne à pommeau d’argent représentant Thalie, la muse grecque de la comédie. Il a été commandé spécialement au célèbre scénographe et designer d'art roumain Dragos Buhagiar. La fabrication de la statuette a été généreusement prise en charge par la Fondation  William Shajespeare de Craïova, présidée par M. Emil Boroghina, grâce aux bons offices de la section roumaine de l’AICT. Quant aux prochains prix Thalie, ils seront remis à chaque congrès biennal de l’Association.
Le prix Thalie a pour but d’honorer une personnalité ayant contribué de façon essentielle au théâtre dans le monde, jusqu’à changer la nature de la réflexion critique sur le théâtre. Le nom de M. Bentley a été choisi après consultation auprès des milliers de membres de l’AICT, dans les sections nationales et à titre individuel, dans une cinquantaine de pays. Le prix Thalie 2006 lui est donc accordé pour l’intérêt de ses écrits en théâtre et sur le théâtre et pour leur pertinence encore aujourd’hui.
Note aux médias : Eric Bentley (1916-) est un des hommes de théâtre les plus influents du 20e siècle. Critique, traducteur, rédacteur en chef, auteur, professeur, mentor, metteur en scène et à l’occasion interprète, Bentley, qui est britannique de naissance, est une figure dominante depuis plus de six décennies. Étudiant à Oxford et à Yale avant d’être nommé professeur à l’Université Columbia, à la State University de New York à Buffalo et à l’Université du Maryland, il a d’abord attiré l’attention dans les années 1940 par ses traductions anglaises des pièces de Bertolt Brecht. Entre 1952 et 1956, il a travaillé comme critique de théâtre au magazine américain The New Republic et ses critiques – que l’on trouve encore dans son ouvrage What Is Theatre? (Hill and Wang) – sont devenues une référence. Au cours de la même période, son livre In Search of Theatre (également disponible) offrait un portrait classique du théâtre européen du milieu du 20e siècle.
Pendant les années 1950, ses écrits et ses traductions (dont celles des principales pièces de Pirandello) ont aidé à créer ce qui est considéré par plusieurs comme les canons de l’écriture dramatique du siècle en langue anglaise. Ses deux ouvrages en plusieurs tomes, The Modern Theatre et The Classic Theatre, ont attiré l’attention des milieux du théâtre et de l’université pour plusieurs autres auteurs importants du théâtre européen, dont Schnitzler, Sternheim, Wedekind, Gogol et Kleist.  Après les traductions et les adaptations, Bentley est passé à l’écriture, publiant des pièces reflétant souvent ses préoccupations sociales et politiques. Trois de ses œuvres, inspirées par le théâtre de l’Allemand Heinrich von Kleist, constituent The Kleist Variations ; une pièce sur le procès d’Oscar Wilde s’intitule Lord Alfred’s Lover ; plus tard, il en a écrit une sur les audiences McCarthy aux États-Unis, ayant pour titre : Are You Now or Have You Ever Been…? Au cours de l’année écoulée, une pièce sur Brecht et Bentley, écrite par Charles Marowitz et intitulée Silent Partners, a été présentée à Washington et fera bientôt l’objet d’une tournée dans d’autres villes américaines. Sur un site Web consacré à son œuvre, on trouve une quarantaine de traductions, d’adaptations et de pièces originales signées Bentley.
Dans ses nombreux ouvrages généraux sur le théâtre, Eric Bentley s’est intéressé particulièrement au rôle de l’auteur. Pendant plusieurs années, il s’est porté à la défense des droits des gais. On peut citer, parmi ses principaux ouvrages académiques, The Playwright As Thinker (1946) ; The Life of the Drama (1964), une poétique du texte dramatique basée sur les cours Norton qu’il donnait à Harvard ; enfin, Thinking About the Playwright (1987). Toujours proche des écrits et des idées de Brecht, Bentley dirige l’édition des œuvres de Brecht pour Grove Press et est l’auteur de deux études sur cet auteur : The Brecht Commentaries et The Brecht Memoir, réunies par la suite sous le titre Bentley on Brecht.
En 1990, il a été reçu à l’American Academy of Arts and Letters ; au cours de la saison théâtrale 1997-98, il est devenu membre du US Theatre Hall of Fame. Eric Bentley, qui a 90 ans cette année, vit à New York.

'Association internationale des critiques de théâtre fut fondée comme organisme affilié à l’UNESCO en 1956. Pour y adhérer ou connaître ses activités – dont le prochain congrès 50e anniversaire à Séoul – consulter le site www.aict-iatc.org


Eric Bentley avec Yun-Cheol Kim

 
 
 
Festivals
  Recherche sur les festivals européens
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Le lundi
10 juillet 2006
Une invitation à prendre part à un groupe de recherche sur les festivals de théâtre européens se trouve dans la version anglaise de ce site Web. Prière de cliquer sur «English», en haut à droite de cette page.
 
 
 
Congrès
  Protocole pour congrès de Sofia
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Le dimanche
02 juillet 2006
Voir dans la page anglaise...
 
 
 
Congrès
  Congrès extraordinaire de Séoul
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Le jeudi
08 juin 2006
Vous saurez tout sur le congrès extraordinaire de Séoul (21-26 octobre 2006) dans la section Archives, à l'onglet Congrès: invitation, programme et horaire, formule d'inscription.
 
 
 
Prix
  Un prix pour l'AICT
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Le mercredi
07 juin 2006

À l'occasion de son 50e anniversaire (1956-2006), l'AICT a reçu une Plaquette jubilaire à Novi Sad, (Serbie) le 29 mars 2006, de la part de Starijino Pozorje. Cette plaquette en bronze, qui montre un buste de Sterija Popovic, a été présentée au président de l'AICT Ian Herbert, lors du colloque de Sterijino Pozorje, auquel ont pris part plusieurs membres de l'Association. Elle est signée par le président du Conseil d'administration de Sterijino Pozorje et par le directeur du Festival du même nom.

On trouvera dans la section anglaise de ce site un article  de Ian Herbert sur le colloque de Novi Sad de 2006.
Voir dans la page anglaise...

 
 
 
Stages à venir
  Stages pour jeunes critiques, 2006
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Le mercredi
29 mars 2006
Voir dans la page anglaise...
 
 
 
Colloques
  Exposés de Turin
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Le mercredi
29 mars 2006

Les exposés du colloque de Turin sur «La fin de la critique?» se trouvent maintenant, dans leur version originale anglaise, sur ce site Web. Prière d'aller à la section Archives/Turin et de cliquer sur les documents en Pdf.

Ils ont déjà été publiés dans plusieurs autres langues. On peut notamment les trouver en français dans le numéro 121 de la revue québécoise Les Cahiers de théâtre JEU, paru en décembre 2006. Consulter le site www.revuejeu.org.

Voir «Échanges de revues», sur le présent site Web.

 
 
 
Publications
  Actes du colloque de Montréal
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Le lundi
27 février 2006
Franchir le mur des langues

Actes du 20e congrès de l’Association internationale des critiques de théâtre
Préface de Georges Banu et introduction d’Hervé Guay. Montréal, Éditions du Canal, 2005. ISBN : 0-9739274-0-2


Dans un monde où les échanges culturels ne cessent de se multiplier, le théâtre se doit de suivre le mouvement. Pourtant, plusieurs obstacles s’élèvent sur sa route, dont celui du langage. Or, est-il donc possible au théâtre de franchir le mur des langues ? Et si cela s’avère, de quels éléments le théâtre dispose-t-il pour y parvenir ? Dans Franchir le mur des langues, des critiques de l’Amérique du Nord et du Sud, des Antilles, de l’Asie et de l’Europe répondent à ces questions. Ils offrent au lecteur des pistes de réflexion substantielles sur l’obstacle que constitue parfois la langue à une plus grande diffusion des productions théâtrales. De plus, des expériences théâtrales variées de même que des interrogations fécondes sur la pratique de la critique nourrissent ces contributions venues du monde entier.

Franchir le mur des langues témoigne aussi du dynamisme du théâtre présenté d’un bout à l’autre des Amériques. Pour ce faire, des critiques de l’Argentine, du Chili, de Cuba, de Haïti, de la Jamaïque et du Mexique, mais aussi du Canada anglais et du Québec, mettent en relief des pratiques théâtrales significatives. Ils attirent notre attention sur les forces vives de leur tradition respective tout en signalant les multiples défis auxquels celle-ci est confrontée.  

Les dix-huit auteurs de ce livre se montrent généralement optimistes quant à la capacité du théâtre à voyager et à intéresser un public qui ne partage pas toujours la langue dans laquelle ce spectacle a été pensé. Leur confiance repose sur le fait que le théâtre possède plusieurs langues et qu’il n’est pas sans moyens pour survivre dans un monde où les arts paraissent condamnés à savoir s’exporter.     

Cet ouvrage fait suite au 20e Congrès international des critiques de théâtre qui a eu lieu à Montréal en 2001 alors que  la 9e édition du Festival de théâtre des Amériques battait son plein. Une sélection de photos des productions qui y ont été montrées parsème ce livre. On y trouve aussi des clichés illustrant le travail de six créateurs du théâtre canadien et québécois, qui ont pris part à une table ronde lors de l’événement.

Pour commander le livre : canal@ca.inter.net
Prix : 19,99 $ can.      Frais de poste en sus.

 
 
 
Congrès
  Programme du XXIIe Congrès
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Le vendredi
24 février 2006
XXIIe Congrès de l’AICT, Turin 2006

Plus de deux mille critiques de théâtre, répartis dans une cinquantaine de pays, ou Sections nationales, forment l'AICT. Fondée à Paris en 1956, cette association sans but lucratif est une organisation non gouvernementale bénéficiant du statut B de l'UNESCO. Elle a pour objet de rassembler les critiques de théâtre afin de promouvoir la coopération internationale. Ses buts principaux sont de développer la critique de théâtre comme discipline et de contribuer au développement de ses bases méthodologiques ; de veiller aux intérêts moraux et professionnels des critiques de théâtre et de défendre et renforcer leurs droits ; de contribuer à la reconnaissance et à la compréhension réciproque entre les cultures en encourageant les rencontres internationales et les échanges dans le domaine du théâtre en général.

L'AICT organise un congrès mondial tous les deux ans, des stages pour jeunes critiques deux fois par an, ainsi que des colloques, et elle prend part à des jurys. Ses langues officielles sont le français et l'anglais, et son siège est fixé à Paris.

L’AICT est très heureuse de tenir son XXIIe congrès à Turin, et remercie pour leur soutien et leur accueil le Prix Europe pour le théâtre, le Teatro Stabile de Turin et la Ville de Turin.

Thème du Congrès : « La fin de la critique ? »

Des commentateurs mal informés nous disent régulièrement que le théâtre est mort. Pourtant, il demeure le seul art du spectacle vivant qui continue à toucher les cœurs et les esprits de millions de gens.

Mais qu’en est-il de la critique, domaine que ceux qui l’exercent eux-mêmes, du moins, considèrent comme une partie intégrante et essentielle de l’activité théâtrale ? Dans plusieurs pays, les critiques des journaux trouvent leurs comptes-rendus relégués à un espace de plus en plus restreint, ou carrément chassés par des publicités à peine déguisées. On trouve de moins en moins de périodiques dans lesquels le critique populaire peut commenter l’activité théâtrale, sur le plan national ou international. La télévision et la radio accordent peu de temps d’antenne au commentaire culturel quel qu’il soit. De même, les revues sérieuses de critique de théâtre et d’analyse offrent moins de tribunes au critique d’expérience, tandis qu’une croissance des revues universitaires pousse des chercheurs à écrire davantage sur le théâtre, même s’ils vont rarement voir ce sur quoi ils écrivent. La croissance d’Internet a aussi suscité la création d’un grand nombre de forums de discussion sur des sites Web et des blogs, mais comment juger de leur contenu, ou des capacités de ceux qui les animent ?

Le congrès de l’Association internationale des critiques de théâtre tentera de réfléchir à ces questions, par quelques exposés choisis donnés par de grandes personnalités de la critique, suivis d’une discussion générale à partir de divers points de vue et perspectives nationales. Le postmodernisme a-t-il détruit la critique traditionnelle ? Les nouvelles formes théâtrales d’aujourd’hui l’ont-elles rendue obsolète ? Y a-t-il encore de la place pour une critique idéologique ? La captation vidéo d’un spectacle peut-elle remplacer un reportage écrit ? Si la critique, telle que nous la connaissons, se meurt, est-ce qu’il vaut la peine de tenter de la ressusciter ? N’existe-t-il pas plutôt de nouvelles formes de critiques, mieux adaptées au théâtre d’aujourd’hui et à un monde électronique et global ?

Programme et conférenciers
Mardi 9 mars 2006
Teatro Gobetti

10h- Introduction par Ian Herbert, Président de l’AICT
Mot de bienvenue par Luca Ronconi

Les critiques sont-ils nécessaires ?

10h15- Nikolai Pesochinski (Russie) Académie de Saint-Pétersbourg, Wesleyan University, considère «la fin de la critique».

Oui : ils le sont !

            Réponses d’intervenants importants représentant trois formes de critiques:

10h40- Maria Helena Serodio (Portugal), Université de Lisbonne, rédactrice en chef de Sinais de cena, sur le rôle du critique et du collaborateur de périodique spécialisé

11h- Ian Shuttleworth (RU), critique et rédacteur en chef, The Financial Times, Theatre Record, sur le rôle du critique de journal et du journaliste quotidien

11h20- Porter Anderson (ÉU), critique, producteur senior, CNN, sur la critique dans les nouveaux médias

11h40 Pause café

12h- Groupes de discussion animés par :
Yun-Cheol Kim (Vice-président, AICT) sur la critique académique
Kalina Stefanova (Vice-présidente, AICT) sur la critique de journal
Michel Vaïs (Secrétaire général, AICT) sur critique et nouveaux médias

12h45- Retour en plénière et rapports des animateurs

13h- Fin du colloque
 
 
 
Congrès
  Congrès extraordinaire à Séoul
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Le jeudi
26 janvier 2006
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Colloques
  Symposium à Novi Sad
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Le vendredi
20 janvier 2006
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Publications
  Un livre de Michel Vaïs
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Le mercredi
18 janvier 2006

Michel Vaïs vient de publier un ouvrage de 384 pages, illustré de photos, intitulé :
L'accompagnateur. Parcours d'un critique de théâtre aux Éditions Varia, à Montréal (ISBN 2-89606-018-).
Le parcours professionnel de Michel Vaïs est riche et unique. Initié au théâtre par le jeu au sein de la troupe Les Saltimbanques au début des années 1960, cet homme orchestre passionné est devenu, au fil d'une remarquable carrière, un critique de renommée internationale. Inspirés des centaines d'articles qu'il a publiés au cours des quarante dernières années, ses mémoires tracent une histoire du théâtre québécois non conventionnel et permettent d'apprécier le critique et son parcours. (Communiqué) Le chapitre 10 de l'ouvrage porte sur l'Association internationale des critiques de théâtre.
http://www.varia.com
On peut commander le livre par le lien suivant: http://www.amazon.ca/exec/obidos/search-handle-form/702-2594034-7040823

 
 
 
Petites annonces
  Problèmes d'adresses
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Le mardi
20 décembre 2005
Les adresses de courriels suivantes sont  déficientes. Ces membres n'ont pas reçu les derniers messages du secrétaire général. Si vous les avez reçus et que vous connaissez certaines de ces personnes, vous seriez aimable de les en prévenir et de nous le signaler. Il en est de même pour les membres n'ayant pas d'adresse électronique (voir dans la liste des membres), car l'AICT n'envoie plus de courrier postal.

karen@alla.net | lun@berlingske.dk | yamabe@adinet.com.uy | pasofranco@infosel.net.mx | escuela@can.es | nui@correo.unam.mx
 
 
 
Nécrologie
  Décès d'André Camp
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Le jeudi
04 mars 2004
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